Résumé de la décision :
Mme C..., représentée par son avocat, a formé une requête pour solliciter la rectification d'une erreur matérielle dans l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Paris du 8 juillet 2021, qui avait rejeté sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral et demandé la délivrance d'un titre de séjour. Elle soutenait que la Cour n'avait pas pris en compte certains éléments probants, notamment une décision du juge aux affaires familiales. La Cour a jugé que les moyens invoqués par Mme C... relevaient d'une appréciation d'ordre juridique, et non d'une simple erreur matérielle, rendant sa requête irrecevable. La demande de rectification a été rejetée.
Arguments pertinents :
1. Nature de la rectification : La Cour a rappelé que le recours en rectification n'est ouvert que pour corriger des erreurs qui ne sont pas imputables aux parties et qui pourraient influencer la décision. Ainsi, "lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel ... est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification" (Code de justice administrative - Article R. 833-1).
2. Appréciation juridique vs erreur matérielle : En écartant les moyens de Mme C..., la Cour a considéré qu’elle avait effectué une appréciation qui relevait du droit. Par conséquent, les arguments en faveur de la correction de cette appréciation n'étaient pas recevables dans le cadre d'une demande de rectification d'erreur matérielle.
Interprétations et citations légales :
La décision de la Cour repose sur l'interprétation de la notion d'erreur matérielle comme étant strictement limitée aux fautes de forme ou de procédure, sans impacter le fond du dossier. Des éléments présentés comme insuffisamment probants ne sauraient constituer une erreur matérielle, mais relèvent plutôt d'une appréciation substantielle des preuves présentées par la requérante. Ainsi, la Cour a précisé que "la Cour s'est livrée à une appréciation d'ordre juridique que Mme C... n'est pas recevable à remettre en cause par la voie d'une requête en rectification d'erreur matérielle."
Cette approche est confirmée par les dispositions du Code de justice administrative, qui encadrent le recours en rectification. En conséquence, la distinction entre erreur matérielle et jugement sur le fond est cruciale pour les parties cherchant à corriger des omissions dans les décisions judiciaires.
Conclusion : La Cour, en appliquant rigoureusement le cadre légal et en ne confondant pas erreur matérielle et appréciation de preuves, a ainsi rejeté la demande de Mme C... fondée sur la prétendue omission d'informations pertinentes.