Résumé de la décision
La décision concerne une demande d'exécution d'un jugement antérieur (n° 1505351, 3 octobre 2017) par M. B..., suite à l'annulation par le tribunal administratif d'une décision administrative et l'injonction de verser des indemnités. Le Garde des sceaux, ministre de la justice, se trouvant en défaut d'exécution de ce jugement, a été soumis à une astreinte de 100 euros par jour si les diligences nécessaires n'étaient pas justifiées dans un délai de deux mois suivant l'arrêt du 30 novembre 2021.
Arguments pertinents
1. Inexécution du jugement : La cour a rappelé que l'article L. 911-4 du Code de justice administrative permet à une partie d'exiger l'exécution d'un jugement. Il est précisé que si le jugement n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie est compétente pour leur définition.
> "En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction... d'en assurer l'exécution."
2. Absence de mémoire en défense : Le Garde des sceaux n'a pas présenté de défense, ce qui a conduit la Cour à tenir pour valides les assertions de M. B..., notamment qu'il n'a reçu que部分 des indemnités dues.
> "M. B... soutient sans être contesté... que seule la somme de 2 232,25 euros lui a été versée."
3. Astreinte prononcée : En raison du manquement à justifier de l'exécution du jugement, la Cour a décidé de prononcer une astreinte contre le Garde des sceaux.
> "Il y a lieu de prononcer à l'égard du Garde des sceaux... une astreinte provisoire de 100 euros par jour."
Interprétations et citations légales
1. Article L. 911-4 du Code de justice administrative : Ce texte permet à une partie d'obtenir une décision sur l'exécution d'un jugement. Il est essentiel de reconnaître que la responsabilité de l'exécution incombe à l'administration concernée. Cela souligne le principe de l'obligation administrative d'exécuter les jugements judiciaires.
2. Effet des arrêts des juridictions supérieures : La décision mentionne que l'arrêt de la Cour, qui rejette l'appel du Garde des sceaux, est définitif, ce qui implique qu'il n'y a pas de possibilité de repasser en force sur la validité du jugement initial qui imposait des obligations. Cela renforce le principe de l'autorité de la chose jugée.
3. Astreintes comme mesure coercitive : La Cour utilise l'astreinte comme un moyen de pression à l'encontre de l'administration pour assurer l'exécution des décisions judiciaires. Cela signifie que l'administration doit non seulement reconnaître ses manquements, mais également agir pour y remédier.
Ces interprétations et citations fournissent une base solide pour comprendre le caractère contraignant des décisions judiciaires sur les administrations publiques et les mécanismes disponibles pour assurer leur exécution.