Résumé de la décision
Dans cette affaire, Mme C...épouse A... conteste le fait qu'après l'annulation de son licenciement par la Cour, le maire de la commune de Makemo ne l'a pas réintégrée. Après l'ouverture d'une procédure juridictionnelle le 7 mars 2018, la commune soutient que toutes les mesures d'exécution ont été prises, y compris le versement d'une somme due et la réintégration rétroactive de Mme C...épouse A.... Cependant, celle-ci n'a pas présenté d'observations depuis 2017. En conséquence, la Cour décide de rejeter la requête de Mme C...épouse A..., affirmant que les obligations d'exécution ont été satisfaites.
Arguments pertinents
1. Exécution des décisions judiciaires : La commune de Makemo a prouvé qu'elle a pris des mesures concrètes pour se conformer à l'arrêt de la Cour. La Cour souligne que la réintégration de Mme C...épouse A... a été effectuée et notifiée, et que la somme de 200 000 F CFP a été versée conformément à l'arrêt. Le constat de ces mesures a conduit la Cour à rejeter la requête de Mme C...épouse A...
Citation pertinente : "la somme de 200 000 F CFP mise à la charge de la commune de Makemo... a été mandatée le 16 août 2017" et "par un arrêté du 26 mai 2017... le maire... l'a réintégrée dans les effectifs".
2. Silence de la requérante : Le fait que Mme C...épouse A... n'ait pas présenté d'observations ou de contestations depuis le 11 avril 2017 a été un facteur décisif dans la décision de la Cour. Son silence indique qu'elle acceptait les actions entreprises par la commune concernant son statut.
Citation pertinente : "Mme C...épouse A..., qui avait pourtant connaissance de ces actes, n'a présenté aucune observation à la Cour depuis le 11 avril 2017".
Interprétations et citations légales
1. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que les frais engagés pour une procédure contentieuse peuvent être à la charge de la partie perdante. La Cour, en rejetant la requête, a également énoncé que les conclusions présentées par Mme C...épouse A... en vertu de cet article devaient être rejetées.
Citation directe : "il y a lieu de rejeter ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative".
2. Loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 : Cette loi, qui régit le statut d'autonomie de la Polynésie française, est mentionnée pour établir le cadre juridique dans lequel l'affaire est examinée. Bien que la décision n'en tire pas directement ses conséquences, elle souligne le contexte juridique applicable.
Article cité : "la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 modifiée portant statut d'autonomie de la Polynésie Française".
La décision souligne l'importance de la diligence dans le suivi des décisions de justice et la réactivité des parties concernées dans le cadre des procédures administratives.