Résumé de la décision
Mme A..., ressortissante malienne, a interjeté appel d'une ordonnance du 4 octobre 2016 rendue par le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui prononçait le désistement de sa demande d'annulation de l'arrêté du 10 juin 2016 du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Mme A... contestait cette ordonnance, arguant qu'elle avait envoyé un mémoire complémentaire, mais celui-ci avait été déposé après l'expiration du délai légale de quinze jours. La Cour a décidé de rejeter la requête de Mme A..., confirmant ainsi l'ordonnance de désistement.
Arguments pertinents
1. Délai de production du mémoire complémentaire:
- Mme A... soutenait que son avocat avait pris un délai supplémentaire pour transmettre le mémoire complémentaire à cause de son retour au Mali et des vacances d'été. Cependant, la Cour a souligné que la demande initiale ne contenait pas de moyens suffisamment précis pour respecter les exigences de la procédure.
- Le tribunal a précisé : « Si ce délai n'est pas respecté, le requérant est réputé s'être désisté à la date d'expiration de ce délai, même si le mémoire complémentaire a été ultérieurement produit. »
2. Nature sommaire de la demande initiale:
- La requête sommaire du 10 juillet 2016 ne comportait aucun argument solide et ne suffisait pas à apprécier son bien-fondé. La Cour a considéré que l’intention d’envoyer un mémoire complémentaire ne justifie pas un retard dans la production selon les règles en vigueur.
Interprétations et citations légales
1. Règle sur le désistement - Code de justice administrative:
- La première instruction pertinente est tirée de l'article R. 776-12 du Code de justice administrative, qui stipule : « Lorsqu'une requête sommaire mentionne l'intention du requérant de présenter un mémoire complémentaire, la production annoncée doit parvenir au greffe du tribunal administratif dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle la requête a été enregistrée. »
- Ceci insiste sur le caractère strict du respect des délais, soulignant que le non-respect entraîne un désistement automatique.
2. Circonstances atténuantes non prises en compte:
- Bien que Mme A... ait souhaité justifier son retard par son retour en dehors du territoire, la règle énoncée précédemment n'offre pas de latitude en matière de délais : « Si ce délai n'est pas respecté, le requérant est réputé s'être désisté ». Cela montre la rigueur des procédures qui s'appliquent face aux délais fixés.
Conclusion
La décision de la Cour montre clairement que la non-production dans les délais d'un mémoire complémentaire entraîne des conséquences sur la recevabilité de la requête, indépendamment de circonstances qui pourraient sembler justifiées. La discipline procédurale est essentielle dans le cadre du contentieux administratif, et les parties sont tenues de respecter les délais pour assurer le bon fonctionnement de la justice.