Résumé de la décision
Mme B..., ressortissante algérienne, a contesté par requête le jugement du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui a rejeté sa demande de délivrance d'un certificat de résidence algérien et de suspension de l'obligation de quitter le territoire français. La Cour administrative a confirmé la décision en considérant que l'arrêté préfectoral n'était pas entaché d'excès de pouvoir, notamment en ce qui concerne la motivation et le respect des conventions internationales sur le droit à la vie privée et familiale. La Cour a ainsi rejeté toutes les demandes de Mme B...
Arguments pertinents
1. Motivation de l'arrêté : La Cour a validé la motivation de l'arrêté préfectoral en se basant sur l'article L. 211-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, affirmant que la décision ne pouvait être jugée insuffisamment motivée.
2. Droit au respect de la vie privée et familiale : La Cour a examiné le fait que Mme B... n'était en France que de manière temporaire et a jugé que les éléments soumis ne constituaient pas une disproportion d'atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision de la Cour repose sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien.
- Citation : "le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus".
Interprétations et citations légales
1. Article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : Cet article consacre le droit à la vie privée et familiale. La Cour a noté que pour qu'une atteinte à ce droit soit considérée comme disproportionnée, il faut un lien solide entre l'individu et le pays d'accueil, ce qui n'était pas le cas pour Mme B..., internée en France depuis à peine sept mois à la date de l'arrêté.
2. Article 6-5 de l'accord franco-algérien : Cet article précise les conditions de délivrance du certificat de résidence algérien. La Cour a interprété cet article en considérant que les circonstances particulières de Mme B..., notamment son mariage récent et sa courte durée de séjour en France, ne justifiaient pas la délivrance d'un certificat.
- Citation : "les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée".
Conclusion : L'ensemble de ces interprétations légales a conduit à une confirmation de la légalité de l'arrêté préfectoral, en rejetant la requête de Mme B... et ses conclusions relatives à l'injonction et à l'astreinte, ainsi que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.