Résumé de la décision
Dans cette affaire, Mme B... a saisi le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour contester une décision de l'université Paris-Nanterre, qui lui refusait la mention "dispensée" pour certaines matières. Un président de chambre a donné acte du désistement de la demande de Mme B... faute de réponse à une invitation à confirmer son maintien. En appel, Mme B... conteste cette ordonnance, et la cour d'appel a finalement annulé l'ordonnance du tribunal administratif, jugeant que l'application du dispositif législatif a été abusive et a reconnu l'intérêt de la demande de la requérante. L'affaire a été renvoyée devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Arguments pertinents
1. Droit au maintien des conclusions : La cour a soutenu que l'absence de réponse à l’invitation de confirmer le maintien des conclusions de Mme B... ne pouvait être interprétée comme un désistement implicite, soulignant que la notification de cette procédure n’était pas appropriée. La cour a dit que "l’invitation à confirmer expressément le maintien des conclusions est abusive".
2. Délai et réponse du requérant : La cour a mis en exergue que, malgré l’absence de réponse à l’invitation de confirmation dans le délai imparti, Mme B... avait ultérieurement fourni des pièces complémentaires, ce qui montre l’intérêt de sa demande. Cela a conduit la cour à conclure que "cette demande mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation... il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions", ce qui n'est pas justifié dans ce contexte particulier.
Interprétations et citations légales
La décision s’appuie principalement sur l'interprétation de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Cet article stipule que :
- Article R. 612-5-1 : "Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (...) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions."
La cour a souligné l’impératif selon lequel l’intéressée doit être informée des conséquences d’un manque de réponse, ce qui, en l’espèce, n'a pas été respecté dans le processus. En vertu de l'article R. 612-5-1, le juge doit s'assurer que le requérant avait bien reçu cette invitation, disposait d’un délai approprié pour répondre, et que la décision de tirer une conséquence d'absence de réponse était justifiée par les circonstances de l’affaire.
Ainsi, la cour conclut que le président du tribunal a appliqué cet article de manière abusive, car "les pièces complémentaires produites par Mme B... sont de nature à établir l'intérêt que conservait sa demande". Ces points révèlent une application rigoureuse et protectrice des droits des requérants dans les procédures administratives, mitigée par une attention aux détails procéduraux de notification et aux implications de l'absence de réponse.