Résumé de la décision
M. B... a déposé une requête le 6 mars 2020, contestando la légalité d'une ordonnance et d'un arrêté préfectoral en lien avec sa demande de titre de séjour. Il a demandé l'annulation de ces décisions, une injonction de réexamen de sa situation par le préfet, ainsi qu'une compensation financière. La cour a rejeté sa demande, considérant que celle-ci était tardive et irrecevable, étant donné que l'arrêté contesté avait été notifié à M. B... le 27 novembre 2019, et que sa demande d'annulation n'avait été enregistrée que le 25 janvier 2020, après l'expiration du délai de recours.
Arguments pertinents
La cour examine d'abord l'argument de M. B... selon lequel sa demande n'était pas tardive à cause des mentions ambiguës concernant les voies et délais de recours. Toutefois, la cour conclut que l'annonce des voies et délais était suffisamment claire et que M. B... n'a pas contesté la notification reçue. Elle précise, en citant l’ordonnance attaquée, que « l'arrêté en litige lui a été notifié le 27 novembre 2019 à 12 h 45 » et que cela ne justifie pas un recours tardif, car sa demande n’a été enregistrée qu’après le délai légal.
Interprétations et citations légales
Dans la décision, les articles pertinents sont les suivants :
- Code de justice administrative - Article L. 411-1 : Ce texte impose le respect des délais de recours, stipulant qu'une demande d'annulation doit être faite dans un certain délai après notification de la décision contestée.
- Code des relations entre le public et l'administration - Articles L. 211-2 et L. 211-5 : Ces articles concernent la motivation des décisions administratives. M. B... argue que l'arrêté était insuffisamment motivé, mais la cour n'a pas retenu cet argument car il a été jugé non pertinent dans le contexte de la tardivité de la requête.
- Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne - Article 41-2 : M. B... évoque son droit à être entendu, mais la cour établit qu'en raison du respect des délais, cet argument ne peut être retenu de manière efficace.
La décision souligne que « les mentions des voies et délais de recours étaient rédigées de façon suffisamment claire, contrairement à ce que soutient l'intéressé ». Cette affirmation renforce l'argument selon lequel M. B... avait toutes les informations nécessaires pour agir dans le délai légal.
En conclusion, la cour a statué dans le sens de la légalité administrative, écartant les arguments de M. B... sur la base de la tardivité de sa requête et le respect des procédures de notification.