Résumé de la décision
La présente décision concerne le pourvoi de la commune de Païta contre un arrêt du 29 mars 2018 de la cour administrative d'appel de Paris, qui a confirmé un jugement du tribunal administratif prononçant un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation des décisions du président de l'assemblée de la province Sud de Nouvelle-Calédonie, refusant de convoquer un troisième comité d'études pour l'élaboration du plan d'urbanisme directeur de la commune. La cour a jugé que l'ordonnance du juge des référés, qui a conduit à la convocation du comité, avait produit des effets définitifs, rendant ainsi inutile la demande d'annulation. Le pourvoi de la commune a donc été rejeté, et la commune a été condamnée à verser 3 000 euros à la province Sud au titre des frais de justice.
Arguments pertinents
1. État des faits : L'assemblée de la province Sud a refusé à deux reprises de convoquer le comité d'études, ce qui a conduit la commune de Païta à saisir le juge des référés pour faire suspendre ces refus. La décision de convoquer le comité a finalement été prise en réponse à cette ordonnance.
2. Effets définitifs : La cour administrative d'appel a retenu que la convocation du troisième comité, bien qu'ordonnée par un juge des référés, avait des effets définitifs. Ainsi, le tribunal administratif a pu constater l'absence d'objet à la demande de la commune.
> "Bien que cette décision de convoquer la réunion du troisième comité d'études selon la procédure prévue a été prise en exécution d'une ordonnance rendue en référé, elle ne présente pas de caractère provisoire mais a produit des effets définitifs."
3. Rejet du pourvoi : Le pourvoi de la commune de Païta a été jugé irrecevable, tant sur le fond que sur la forme, entraînant la condamnation de la commune au paiement de frais de justice.
Interprétations et citations légales
1. Application de la délibération et refus de convocation : La décision du président de l'assemblée de ne pas convoquer le comité d'études a été examinée à la lumière des réglementations en vigueur, notamment la délibération de 2010. De plus, la compétence de l'assemblée de la province Sud ainsi que le respect des procédures administratives ont été au cœur de l'analyse.
2. Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Ce texte régit la charge des frais de justice et stipule que "la partie perdante est tenue de payer à l'autre partie une somme qu'elle peut demander à titre de frais de justice". La cour a utilisé cet article pour justifier la décision de faire supporter les frais à la commune de Païta, considérant son recours comme inopérant.
> "Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Païta la somme de 3 000 euros à verser à la province Sud de Nouvelle-Calédonie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative."
Cette décision souligne l'importance de la clôture des procédures administratives et confirme le pouvoir de l'autorité administrative de convoquer des instances nécessaires, même sous contrainte judiciaire, pour garantir le bon fonctionnement des processus d'urbanisme.