Résumé de la décision
Les requérants, M. H..., Mme G... et M. C..., ont fait appel d'un jugement du tribunal administratif d'Amiens qui avait annulé les opérations électorales du second tour des élections des conseillers municipaux de la commune de Beuvraignes, suite à un déféré de la préfète de la Somme. Ce recourt est motivé par une contestation sur le comptage des voix, les requérants arguant que le nombre total de suffrages (535) était erroné étant donné que le nombre de votants exprimés était de 254, ne pouvant pas dépasser 508. Cependant, le tribunal a rejeté leur requête, confirmant l'annulation des opérations électorales.
Arguments pertinents
1. Irregularité des suffrages décomptés : Le jugement souligne que le nombre de voix attribuées (535) excède le maximum théorique (508) basé sur le nombre de suffrages exprimés (254), ce qui constituerait une irrégularité importante.
2. Incapacité à identifier les erreurs : Les requérants n’ont pas réussi à prouver que les voix supplémentaires avaient été attribuées spécifiquement à leurs adversaires élus (M. H... et Mme G...), malgré la présentation de bulletins qui suggérait une répartition biaisée.
3. Application du droit électoral : Le tribunal se réfère aux articles du Code électoral pour justifier son annulation des opérations, citant notamment les articles L. 252, L. 255-3 et L. 257, qui encadrent les opérations de vote et le traitement des bulletins.
Interprétations et citations légales
- Code électoral - Article L. 252 : Cet article stipule que les conseils municipaux des communes de moins de 1000 habitants sont élus par un scrutin majoritaire, indiquant les fondements des règles électorales applicables dans de telles communes.
- Code électoral - Article L. 257 : Cet article précise que "Sont valables les bulletins déposés dans l'urne comportant plus ou moins de noms qu'il n'y a de conseillers à élire." Il devient crucial en l’espèce pour évaluer la validité des voix et la manière dont elles ont été comptées, puisqu'il souligne que seuls les noms correctement inscrits doivent être pris en considération.
En interprétant ces normes, le tribunal conclut que les élections doivent être annulées lorsqu'il existe des infractions quant au décompte des suffrages totalisant une validation erronée, ce qui est essentiel pour l'intégrité des processus électoraux. Les requérants ne pouvant identifier précisément les erreurs, leur recours a été jugé non fondé.