Résumé de la décision
M. A... a demandé la suspension de l'exécution de l'arrêté du 29 novembre 2017, relatif à la commission d'exercice en pharmacie à usage intérieur, en invoquant des motifs d'urgence et de légalité. Il soutenait notamment qu'il était privé d'accès à l'emploi de pharmacien et que l'arrêté contesté était entaché d'incompétence, d'un vice de procédure, et méconnaissait plusieurs dispositions du Code de la santé publique. La demande a été rejetée par le juge des référés, qui a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie.
Arguments pertinents
1. Condition d'urgence : Le juge a estimé que l'absence d'instruction de la demande de M. A... par la commission ne suffisait pas à établir l'urgence requise. Il a précisé que les dispositions de l'arrêté litigieux ne faisaient que mettre en œuvre les exigences posées par le décret du 9 mai 2017. Cela implique que la situation de M. A... résultait de l'application des critères énoncés par le décret plutôt que d'une décision arbitraire liée à l'arrêté.
Citation pertinente : "Cette circonstance, qui trouve son origine dans les conditions posées par l'article 7 du décret du 9 mai 2017 et tient aux effets d'une décision prise en application de ce dernier, n'est pas de nature à justifier l'urgence à suspendre les dispositions contestées de l'arrêté litigieux."
2. Doute sérieux quant à la légalité : Bien que M. A... ait formulé plusieurs arguments concernant la légalité de l'arrêté, le juge n'a pas trouvé de doute sérieux quant à la légalité de celui-ci, puisqu'il appliquait des dispositions du décret alors en vigueur.
Citation pertinente : "Il est ainsi manifeste que la requête ne remplit pas la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative."
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-1 du Code de justice administrative : Cet article stipule que le juge peut ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative lorsque l'urgence le justifie et qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Dans ce cas, le juge a interprété que la condition d'urgence n'était pas remplie, en affirmant que la situation de M. A... était liée à la législation en vigueur et non à un acte administratif défaillant.
2. Article 7 du décret n° 2017-883 du 9 mai 2017 : Ce décret présente les conditions d'exercice au sein des pharmacies à usage intérieur. Le juge a conclu que les exigences posées par l'arrêté contestant la demande de M. A... découlaient strictement des conditions instaurées par ce décret, ce qui indiquait que l'arrêté n'outrepassait pas ses limites légales.
Citation pertinente : "Les pharmaciens en exercice au sein d'une pharmacie à usage intérieur avant le 31 décembre 2015... peuvent présenter jusqu'au 31 décembre 2017 un dossier en vue d'obtenir une autorisation d'exercice en pharmacie à usage intérieur."
Conclusion
En fin de compte, la requête de M. A... a été rejetée principalement parce qu'il n'a pas réussi à démontrer l'urgence ni à établir un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté, le juge considérant que les conditions du décret étaient applicables et que l'arrêté ne créait pas une obligation illégale ou disproportionnée.