Résumé de la décision
Dans cette affaire, M. B... a saisi le juge des référés pour obtenir un hébergement d'urgence pour lui-même et son fils de 13 ans, soutenant qu’ils se trouvent dans une situation de grande précarité. Le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande, en considérant qu'il n'existait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. L'information a également été révélée que M. B... avait quitté une structure d'hébergement en raison de non-conformité aux règles de cette structure. En appel, le juge a constaté qu'aucun élément nouveau n'infirmait les décisions précédentes.
Arguments pertinents
Le tribunal a fondé sa décision sur plusieurs arguments clés :
1. Absence de Carence dans l'Hébergement d'Urgence : M. B... n'a pas pu prouver qu'il était en situation de détresse nécessitant un hébergement d'urgence au sens de la loi. Le juge des référés a constaté que M. B... avait quitté une structure d'hébergement en raison de son non-respect des règles imposées :
> "le requérant [...] avait été contraint de quitter celle-ci à la fin du mois d'août 2018 parce qu'il ne respectait ni n'acceptait les règles de fonctionnement de cette structure".
2. Conditions de Faits : Le tribunal a pris en compte que M. B... ne faisait pas l'objet d'un signalement sur l'espace public, ce qui pourrait indiquer qu'il n'était pas en situation de détresse nécessitant l'intervention de l'État :
> "il ne faisait pas l'objet d'un signalement sur l'espace public".
3. Évaluation des Diligences Administratives : Le juge a déterminé que les autorités n’avaient pas failli dans leur mission, en tenant compte des comportements de la personne concernée.
Interprétations et citations légales
Les articles de loi qui ont été appliqués dans cette décision sont les suivants :
- Code de justice administrative - Article L. 521-2 : Cet article précise les conditions dans lesquelles le juge des référés peut ordonner des mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale. Il stipule que :
> "Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale".
- Code de l'action sociale et des familles - Article L. 345-2-2 : Cet article établit que toute personne sans abri a droit à un hébergement d'urgence qui garantit des conditions d'accueil dignes, stipulant que :
> "Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence".
L'interprétation de ces articles par le juge des référés signifie qu'il est nécessaire d'établir un lien immédiat entre la situation de détresse et le droit à l'hébergement d'urgence. Ici, le juge a déterminé que cette connexion n'était pas suffisamment établie dans le cas de M. B..., en raison de son comportement dans la structure d'hébergement antérieure.
En conclusion, la décision de rejeter la requête de M. B... a été motivée par l'absence de preuve d'une atteinte à son droit à l'hébergement d'urgence, conformément à la jurisprudence et aux dispositions légales pertinentes.