Résumé de la décision
La cour administrative d'appel de Versailles a été saisie d'un litige concernant la société SC2N, qui a demandé le bénéfice d'un crédit d'impôt prévu par l'article 1647 C sexies du Code général des impôts. L'établissement de SC2N à Mondeville souhaitait obtenir ce crédit d'impôt, mais la cour a jugé que son activité n'entre pas dans le champ d'application du secteur défini comme "construction automobile". La décision contestée a finalement été annulée par le Conseil d'Etat, qui a reconnu une erreur de droit de la cour dans sa définition du secteur d'activité.
Arguments pertinents
1. Erreur de définition du secteur d'activité : La cour d'appel a restreint la notion de "construction automobile" au seul groupe 29-1 "construction de véhicules automobiles", négligeant ainsi les autres secteurs inclus dans l'industrie automobile, tels que les équipements automobiles. Ce choix a été jugé comme une erreur de droit, car il ne correspond pas aux critères établis par la Commission européenne concernant les aides d'État.
> « La cour, en limitant ainsi la notion de construction automobile... a commis une erreur de droit. »
2. Rappel des régulations européennes : Le Conseil d'Etat a souligné que la définition du secteur automobile, telle qu'établie par la réglementation européenne, comprend des activités plus larges que celles retenues par la cour, ce qui implique que la société SC2N pouvait potentiellement bénéficier du crédit d'impôt en question.
> « Il résulte de ce qui est dit aux points 1 et 2... que la cour... à la " construction de véhicules automobiles ", alors que l'encadrement édicté par la Commission européenne... ne se limite pas à ce secteur d'activité. »
Interprétations et citations légales
1. Article 1647 C sexies du Code général des impôts : Cet article stipule que les redevables de la taxe professionnelle peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt sous certaines conditions, notamment en fonction de la nature de leur activité et de leur localisation. Les secteurs d'exclusion sont précisés, et il est essentiel de noter comment ces exceptions doivent être interprétées conformément aux régulations européennes.
> « N'ouvrent pas droit au crédit d'impôt les emplois situés dans les établissements où est exercée à titre principal une activité... de construction automobile. »
2. Régulations Européennes : La 'communication de la Commission européenne' relative à l'encadrement des aides d'État dans l'industrie automobile a été citée pour clarifier la définition du secteur automobile. Cela montre que la compréhension des activités considérées comme faisant partie de ce secteur s’étend au-delà de la simple construction de véhicules.
> « Le secteur automobile au sens de... comprend... le développement, la fabrication et le montage de " véhicules automobiles "... directement par un constructeur ou par un " équipementier de premier rang ". »
Conclusion
Ainsi, la décision du Conseil d'État s'appuie sur une analyse juridique rigoureuse, rectifiant une interprétation restrictive des activités éligibles au crédit d'impôt. La reconnaissance de cette erreur clarifie les critères d'application en lien avec la législation nationale et les obligations européennes, soulignant l'importance de la conformité avec les normes communautaires concernant les aides d'État.