Résumé de la décision
Cette décision concerne une requête introduite par la Confédération des jeunes chercheurs et un individu nommé M. B... visant à annuler un arrêté du 24 mars 2015, pris dans le cadre des élections des représentants au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche, prévu pour le 28 mai 2015. Les requérants contestent les dispositions de l'article 2 de cet arrêté, qui fixent les modalités d'établissement et de publication des listes électorales. La décision rappelle que la requête a été introduite après la proclamation des résultats des élections, ce qui la rend irrecevable. Le tribunal décide donc de la rejeter.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal souligne que la requête est irrecevable, car elle a été introduite après la proclamation des résultats des élections, ce qui empêche toute action portant sur des mesures ne possédant pas de caractère permanent. Le tribunal indique : "les dispositions de l'article 2 de l'arrêté attaqué [...] ne revêtent pas un caractère permanent".
2. Délais de droit administratif : Le tribunal précise que le fait que les résultats aient été proclamés le 11 juin 2015 conduit à l'irrecevabilité de la requête, car toute action concernant ces élections devait être entreprise dans des délais raisonnables avant l'élection, en lien avec le principe de sécurité juridique.
Interprétations et citations légales
- Article D. 232-13 du Code de l'éducation : Cet article est le fondement juridique sur lequel repose l'arrêté attaqué. Il détermine les compétences des autorités pour établir les modalités des élections au Conseil.
- Article L. 761-1 du Code de justice administrative : Cet article réglemente les frais d'instances en matière administrative. Les requérants ont présenté des conclusions sur ce fondement, qui ont également été rejetées vu l'irrecevabilité de la requête.
Le tribunal insiste sur le fait que les élections et les modalités y afférant sont sujettes à des délais stricts qu'il est impératif de respecter, rendant ainsi caduque toute contestation des modalités après l'événement electoral, d'où la nécessité de saisir rapidement la juridiction compétente pour toute action.
Cette décision illustre l'importance des délais de recours en droit administratif, en mettant en exergue qu'une contestation doit être formulée dans le respect des délais réglementaires pour être prise en considération.