Résumé de la décision
Dans un arrêt rendu par le Conseil d’État, M. C... a contesté la décision de l'université Rennes 2 concernant une nomination à un poste de professeur d'université en sciences de l'information et de la communication. Le Conseil d’État avait précédemment annulé des décisions administratives antérieures en raison de leur manque de motivation, mais a également conclu que M. C... n'avait pas perdu de chances sérieuses d'être nommé, en raison des qualifications supérieures de la candidate retenue. La requête de M. C... pour réparation des préjudices matériels et moraux suite à ces décisions a été rejetée, tout comme les demandes de frais par l'université, car elle n'était pas la partie perdante.
Arguments pertinents
Les principaux arguments du Conseil d’État comprenaient:
1. Absence de préjudice direct : Il a été établi que l'illégalité des décisions de 2009, bien que constitutive d'une faute, n'avait pas causé de préjudice certain à M. C..., qui ne pouvait prouver avoir perdu une chance sérieuse de nomination. Le Conseil a statué : « M. C... n’établit pas qu'il aurait perdu une chance sérieuse d'être nommé sur le poste auquel il a candidaté du fait de l'illégalité de cette délibération. »
2. Évaluation des compétences des candidats : Le comité de sélection avait jugé que la candidate nommée correspondait mieux au profil du poste en raison de son parcours et de son expérience. Cela a été souligné dans la décision : « le comité de sélection, à l'unanimité, […] a estimé que la candidate qu'il a classée correspondait " pleinement au profil de poste ". »
3. Rejet des conclusions sur la responsabilité de l’université : Le Conseil d’État a affirmé que, sans préjudice établi, la responsabilité de l'université ne pouvait être engagée. Ainsi, les conclusions de M. C... ont été rejetées.
Interprétations et citations légales
Dans la décision, plusieurs textes de loi sont appliqués pour soutenir les conclusions du Conseil d’État :
- Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Cet article stipule que les frais de justice peuvent être mis à la charge de la partie perdante. Le Conseil a statué que "les dispositions de l'article L. 761-1 [...] font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de l'université Rennes 2 qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante."
- Loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 : Cette loi régit le statut des fonctionnaires, dont font partie les enseignants-chercheurs. Elle a été référencée dans le contexte de la nécessité d’un processus de nomination équitable et conforme aux règles.
- Décret n° 2011-754 du 28 juin 2011 : Ce décret porte sur la déontologie et les conditions de nomination des professeurs d'université, essentiel pour comprendre le cadre réglementaire de la décision.
Ces articles montrent la complexité et la structure fondamentale de la réglementation concernée, rendant la décision du Conseil d’État conforme aux obligations légales et aux pratiques en matière de nomination dans l'enseignement supérieur. La référence aux qualifications des candidats met en lumière la nécessité d'évaluations objective et rigoureuse dans le processus de sélection.