Résumé de la décision
M. A... a introduit une requête en rectification d'erreur matérielle auprès du Conseil d'État pour contester la décision n° 383412 du 22 juillet 2016, qui avait rejeté son pourvoi. Le Conseil d'État a examiné cette requête et a déterminé qu'elle était infondée, arguant que les prétendues erreurs étaient de nature juridique et non matérielle, et qu'elles ne justifiaient pas l'admission d'un recours en rectification. En conséquence, la requête de M. A... a été rejetée et il a été condamné à payer 3 000 euros à la mense épiscopale de Metz pour les frais de justice.
Arguments pertinents
1. Inopérance d'un moyen avancé : Le Conseil d'État a jugé que le moyen selon lequel le ministre de l'Intérieur devait continuer de verser le traitement de M. A... durant son congé maladie était "inopérant car nouveau en cassation". Cela constitue une appréciation d'ordre juridique, que M. A... ne pouvait contester dans le cadre d'une rectification d'erreur matérielle.
2. Qualification juridique des agents : La Cour a également noté qu'en remplaçant le motif des juges d'appel par celui indiquant que les agents de la mense épiscopale étaient régis par le décret du 17 janvier 1986 plutôt que par la loi du 31 mars 1873, une appréciation juridique a été fournie. Là encore, M. A... n'est pas en droit de remettre cela en cause sous prétexte d'erreur matérielle.
3. Absence d'erreur matérielle : Le Conseil d'État a souligné que l'absence d'avertissement préalable concernant le caractère inopérant du moyen n'est pas une erreur matérielle, mais une question d'appréciation de la procédure.
Interprétations et citations légales
Le recours en rectification est encadré par l'article R. 833-1 du code de justice administrative, qui stipule :
> "Lorsqu'une décision [...] est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire... un recours en rectification."
Cette disposition souligne la nature restrictive du recours, n’autorisant des corrections que pour des erreurs matérielles, i.e., non imputables aux parties, et n'affectant pas le sens de la décision. Ceci réfute L'argument de M. A... selon lequel le caractère de son traitement était mal interprété.
De plus, concernant la qualification des agents, le Conseil a fait référence aux textes régissant la matière, affirmant que :
> "M. A...n'est pas recevable à remettre en cause par la voie d'une requête en rectification d'erreur matérielle une appréciation d'ordre juridique."
Ces extraits mettent en lumière que la Cour a agit selon les normes établies pour préserver l'intégrité de son jugement face aux requêtes en rectification, protégeant ainsi le cadre légal défini par le code de justice administrative.