Résumé de la décision
La décision concerne M. A..., adjoint technique de 2ème classe à la commune de Montpellier, qui a sollicité l'annulation de plusieurs décisions du maire en rapport avec sa reprise de travail après un accident du travail. La cour administrative d'appel a annulé un jugement précédent de première instance qui avait annulé une décision du maire, mais a également rejeté les demandes d'annulation d'autres décisions du maire. M. A... s'est pourvu en cassation contre cet arrêt.
La cour de cassation a finalement annulé l'article 4 de l'arrêt de la cour administrative d'appel, rejetant les conclusions d'appel incident de M. A..., et a statué sur les autres demandes en rejetant le surplus des conclusions du pourvoi et celles de la commune concernant l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Arguments pertinents
1. Sur les conclusions du pourvoi dirigées contre l'arrêt : La cour a jugé que le maire de Montpellier, dans son courrier du 16 avril 2016, ne prenait pas de décision finale sur le poste à affecter à M. A..., mais s'appuyait sur l'avis de la commission de réforme. La cour a estimé que cette décision n'était qu'une étape intermédiaire et n'ouvrait pas droit à un recours. Sur ce point, la cour a déclaré : "la cour administrative d'appel n'a pas entaché son arrêt, qui est suffisamment motivé, d'une erreur de qualification juridique".
2. Sur les conclusions d'appel incident : Concernant l'irrecevabilité des décisions du maire du 27 février, 3 et 5 mars 2014, la cour a constaté que M. A... avait invoqué que ces décisions lui faisaient grief. En jugeant le contraire, la cour administrative d'appel a mal compris les écritures du requérant. Dès lors, M. A... est fondé à demander l'annulation de l'arrêt en ce qui concerne l'irrecevabilité.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article L. 761-1 : Ce texte stipule que "la perte de procès entraîne, sauf disposition contraire, à la charge de l'Etat le remboursement des frais exposés". Dans le cadre de cette décision, la cour a rejeté les demandes de remboursement de la commune de Montpellier et de M. A..., estimant qu'aucune partie n'avait droit à une indemnisation.
2. La décision de la cour administrative d'appel de Marseille : La cour a compris que la lettre du maire ne constituait pas une décision immédiatement contestable, se référant à "des propositions et à solliciter son accord". Cette interprétation est cruciale car elle détermine si les actes en question sont susceptibles d'être annulés par la voie du recours pour excès de pouvoir.
3. L'examen des avis de la commission de réforme : La cour a également rappelé que le maire ne pouvait que se soumettre à l'avis de la commission de réforme et que sa responsabilité ne saurait être engagée en raison de propositions qui n'ont pas abouti à des décisions définitives sur la situation de M. A....
Ces passages et interprétations illustrent l'application rigoureuse des principes de droit administratif et de la réponse aux cas de contentieux liés au statut des agents publics.