Résumé de la décision
Dans cette affaire, la société Metro Holding France, héritière des actions de la société CRFP Cash, contestait un redressement fiscal de 146 829 710 euros établi par l'administration fiscale pour l'exercice clos en 2003. Le redressement était fondé sur l'exclusion de certaines actions du bénéfice du régime des sociétés mères, en raison de l'absence de droits de vote. La cour administrative d'appel de Versailles avait rejeté la demande de la société. Cependant, le Conseil constitutionnel a déclaré cette exclusion contraire à la Constitution par une décision n° 2015-520 QPC, permettant à Metro Holding France d'invoquer cette inconstitutionnalité dans sa requête. La décision annulée a donc été retirée, et la société a été déchargée des cotisations supplémentaires.
Arguments pertinents
Le Conseil a considéré que la cour administrative avait commis une erreur de droit en se basant sur des dispositions déclarées inconstitutionnelles. Il note que « [...] ces dispositions étaient abrogées à compter de cette date mais que leur déclaration d'inconstitutionnalité pouvait être invoquée dans toutes les instances en cours ». Ainsi, il a été décidé qu’il n’était pas nécessaire d’examiner d'autres moyens du pourvoi, car l’inconstitutionnalité prise en compte suffisait à entériner la requête de Metro Holding France.
Interprétations et citations légales
L'arrêt soulève des questions importantes sur l'interprétation des dispositions fiscales en rapport avec la constitutionnalité. Le Conseil constitutionnel, par sa décision n° 2015-520 QPC, a jugé que le b. ter du 6 de l'article 145 du code général des impôts était "contraire à la Constitution". Il a précisé que « [...] la déclaration d'inconstitutionnalité pouvait être invoquée dans toutes les instances en cours », soulignant ainsi l'effet rétroactif de cette décision sur les cas antérieurs. Ce point est crucial car il établit un précédent sur l'invalidité des dispositions fiscales qui ne respectent pas les principes constitutionnels, ce qui renforce l’idée que les modifications législatives doivent toujours être compatibles avec les droits fondamentaux.
En résumé, le Code général des impôts - Article 145, et la décision précitée sont au centre des arguments, car ils définissent la problématique du régime des sociétés mères et son interrelation avec le droit fiscal. Cela ouvre la voie à un réexamen des pratiques fiscales au regard des décisions de jurisprudence impliquant des questions de constitutionnalité.