Résumé de la décision
La société Invest Hôtels Roissy a formé une requête en appel concernant l'annulation d'un jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, touchant deux enjeux fiscaux : la taxe spéciale d'équipement, et la taxe foncière sur les propriétés bâties ainsi que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. La cour administrative d'appel de Versailles a décidé d'attribuer l'examen de la taxe spéciale d'équipement à sa juridiction tout en rejetant l'appel concernant les autres taxes, estimant que ceux-ci n'étaient pas fondés.Arguments pertinents
1. Concernant la taxe spéciale d'équipement :- La cour a conclu que "la taxe spéciale d'équipement mise à la charge de la société [...] ne saurait être regardée comme une imposition locale", relevant ainsi de la compétence de la cour administrative d'appel de Versailles selon l’article R. 811-1 du code de justice administrative.
2. En ce qui concerne la taxe foncière et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères :
- La société Invest Hôtels Roissy a allégué que "le tribunal administratif l'a entaché de dénaturation des pièces du dossier". Cependant, la cour a statué que les moyens avancés par la société n'étaient pas de nature à permettre l'admission de ces conclusions au regard de l’article L. 822-1 du code de justice administrative, qui évoque la procédure d'admission au Conseil d'État.
Interprétations et citations légales
Dans la décision, plusieurs articles de loi sont évoqués :1. Code de justice administrative - Article R. 811-1 :
- "Le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort sur les litiges relatifs aux impôts locaux", ce qui exclut, dans ce cas, la taxe spéciale d'équipement car celle-ci est perçue pour le compte d'établissements publics de l'État, et non au titre d'une imposition locale.
2. Code de justice administrative - Article L. 822-1 :
- L'article stipule que "le pourvoi en cassation [...] fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux". Cette disposition a été fondamentale pour rejeter l'appel de la société concernant les taxes foncières et d'enlèvement des ordures, car les arguments avancés n'ont pas satisfait aux critères de sérieux.
En somme, la décision clarifie la distinction entre impositions locales et non locales, tout en précisant les conditions d'admission des recours devant le Conseil d'État.