Résumé de la décision
M. A... a contesté une décision de radiation des cadres prononcée par le directeur du centre hospitalier du Vigan pour abandon de poste, en soutenant qu'il était en position régulière de congé maladie. Le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes avait suspendu cette décision, estimant qu'il existait un doute sérieux quant à sa légalité. Cependant, le centre hospitalier a fait appel, soutenant que le juge avait dénaturé les pièces du dossier. L'instance supérieure a annulé la suspension du juge des référés, rejetant la demande de M. A... et confirmant la légalité de la décision de radiation, considérant que les certificats médicaux fournis par M. A... ne constituaient pas un élément nouveau.
Arguments pertinents
1. Dénaturation des pièces : Le centre hospitalier a soutenu que le juge des référés a mal interprété les faits en concluant que M. A... était en position régulière de congé maladie, alors que l'avis du comité médical mentionnait une pathologie nécessitant un retour au travail.
2. Absence de doute sérieux : La décision a établi qu’aucun des moyens invoqués par M. A... n'était en mesure de créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision de radiation. En effet, il a été constaté que M. A... n’apportait pas de preuves suffisantes pour contredire l’avis du comité médical.
> « Aucun de ces moyens n'est, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. »
Interprétations et citations légales
Article L. 521-1 du Code de justice administrative : Cet article établit les conditions requises pour que le juge des référés puisse suspendre l'exécution d'une décision administrative, à savoir l'existence d'une situation d'urgence et d'un moyen susceptible de créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
> « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision [...] lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) »
Article 15 du décret du 19 avril 1988 : Cet article stipule que le directeur doit prendre en compte l’avis du comité médical et, en l’absence de contre-visite, peut être tenu de respecter la position de l’agent en congé maladie. Toutefois, dans le cas présent, l'avis du comité a été jugé fondamental et valide, remettant en cause la position de M. A...
Le tribunal a conclu que la radiation de M. A... était parfaitement légale, se basant sur l’inadéquation du certificat médical pour justifier la non-obéissance à la mise en demeure de reprendre le travail.
Ainsi, la décision a été énoncée avec clarté quant à la nécessité de preuves concrètes pour renverser une décision administrative, surtout dans les cas touchant à la santé des employés de la fonction publique.