Résumé de la décision
M. A B a contesté l'arrêté du 17 décembre 2018 du préfet de l'Hérault, qui déclarait d'utilité publique des travaux de dérivation des eaux souterraines pour la consommation humaine à partir du captage de Souteyrol, ainsi que la création de périmètres de protection autour de ce captage. Après le rejet de sa demande par le tribunal administratif de Montpellier et la cour administrative d'appel de Marseille, M. B a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État. Ce dernier a décidé de ne pas admettre le pourvoi, considérant que les moyens soulevés par M. B n'étaient pas de nature à permettre son admission.
Arguments pertinents
1. Insuffisance de motivation : M. B a soutenu que la cour administrative d'appel n'avait pas suffisamment motivé sa décision, en particulier en ce qui concerne l'autorisation de distribution et d'utilisation de l'eau issue du captage de Souteyrol, qui aurait été exploitée sans le dossier requis ni l'autorisation exigée par le code de la santé publique.
2. Dénaturation des pièces du dossier : Il a également argué que la cour avait dénaturé les pièces du dossier en considérant que l'arrêté ne pouvait pas être vu comme une autorisation d'exploitation du captage.
3. Erreurs de droit : M. B a fait valoir que la cour avait commis des erreurs de droit en ne tenant pas compte de l'utilisation déjà existante de l'eau pour la consommation humaine et en jugeant que l'autorisation d'exploitation pouvait être délivrée indépendamment de la déclaration d'utilité publique.
4. Inadéquation des constatations : Enfin, il a contesté la conclusion de la cour selon laquelle il n'était pas établi que les conduites de raccordement au système d'assainissement étaient fuyardes, arguant que la cour n'avait pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations.
Le Conseil d'État a jugé que ces moyens n'étaient pas suffisants pour admettre le pourvoi.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission". Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour évaluer la recevabilité du pourvoi de M. B, concluant que les moyens soulevés n'étaient pas sérieux.
2. Code de la santé publique : M. B a invoqué des manquements aux exigences de ce code concernant l'autorisation d'exploitation de l'eau. Le Conseil d'État a noté que l'arrêté attaqué ne pouvait être interprété comme une autorisation d'exploitation, ce qui a été un point central dans le rejet de son argumentation.
3. Arrêté du 11 septembre 2003 : M. B a également fait référence à cet arrêté pour soutenir ses arguments concernant les distances légales et la sécurité des conduites. Le Conseil d'État a relevé que la cour avait correctement examiné les éléments de preuve et n'avait pas dénaturé les faits.
En conclusion, le Conseil d'État a jugé que les arguments de M. B ne permettaient pas d'admettre le pourvoi, confirmant ainsi la décision de la cour administrative d'appel.