Résumé de la décision
M. A B a saisi le Conseil d'État pour annuler une décision implicite de refus de la ministre de la transition écologique et solidaire concernant sa demande d'abrogation de l'arrêté du 1er mars 2007, qui fixait les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations hydroélectriques. M. B contestait notamment l'absence de majoration tarifaire pour les installations en Corse et l'exclusion du mois de mars de "l'hiver tarifaire". Le Conseil d'État a rejeté la requête, considérant qu'elle était dépourvue d'objet, l'arrêté ayant été abrogé par un autre arrêté en 2016.
Arguments pertinents
1. Absence d'objet de la demande : Le Conseil d'État a constaté que l'arrêté du 1er mars 2007 avait été abrogé par l'article 21 de l'arrêté du 13 décembre 2016. Par conséquent, la demande d'abrogation de M. B était sans fondement, car l'acte qu'il contestait n'existait plus. Le Conseil a précisé que "la demande d'abrogation de l'arrêté du 1er mars 2007 présentée par M. B, ainsi que ses conclusions à fin d'annulation du refus implicite de l'abroger étaient, dès l'origine, dépourvues d'objet".
2. Irrecevabilité de la requête : En raison de l'absence d'objet, le Conseil d'État a jugé la requête irrecevable, sans avoir besoin d'examiner les moyens soulevés par M. B. Cela souligne l'importance de la condition d'existence d'un acte administratif pour justifier une demande d'abrogation.
Interprétations et citations légales
Le Conseil d'État a appliqué des principes fondamentaux du droit administratif, notamment en ce qui concerne l'abrogation des actes administratifs. L'article R. 351-2 du code de justice administrative, qui régit la transmission des requêtes au Conseil d'État, a été invoqué pour justifier la procédure suivie.
- Code de justice administrative - Article R. 351-2 : Cet article stipule que le président du tribunal administratif doit transmettre au Conseil d'État les requêtes qui relèvent de sa compétence. Cela montre que la procédure a été respectée, mais que le fond de la demande était inopérant.
- Code de l'énergie : Bien que le texte ne soit pas cité directement dans la décision, il est sous-jacent à la question des conditions d'achat de l'électricité, ce qui est central à la demande de M. B. L'absence de dispositions favorables pour la Corse dans l'arrêté contesté était le cœur de son argumentation, mais cela est devenu sans objet avec l'abrogation de l'arrêté.
En conclusion, la décision du Conseil d'État illustre l'importance de la clarté et de la pertinence des demandes d'abrogation d'actes administratifs, ainsi que la nécessité de s'assurer que l'acte contesté est toujours en vigueur pour qu'une telle demande soit recevable.