Résumé de la décision
L'association "Protégeons le site et le panorama de Pen Guen" a contesté un permis de construire délivré par le maire de Saint-Cast-le-Guildo à M. et Mme A B, en demandant l'annulation de l'arrêté du 24 août 2017, modifié par un arrêté du 19 septembre 2018. Après le rejet de sa demande par le tribunal administratif de Rennes et la cour administrative d'appel de Nantes, l'association a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État. Ce dernier a décidé de ne pas admettre le pourvoi, considérant que les moyens avancés par l'association n'étaient pas suffisants pour justifier une admission.
Arguments pertinents
1. Insuffisance de motivation : L'association a soutenu que la cour administrative d'appel n'avait pas suffisamment motivé sa décision. Cependant, le Conseil d'État a jugé que cette critique ne constituait pas un moyen sérieux pour admettre le pourvoi.
2. Erreur de droit et dénaturation des pièces : L'association a également allégué une erreur de droit et une dénaturation des pièces du dossier concernant l'application de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. La cour avait retenu que le terrain concerné était intégré dans une zone urbaine, assurant une continuité avec l'agglomération. Le Conseil d'État a estimé que ces arguments n'étaient pas de nature à justifier l'admission du pourvoi.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission". Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour évaluer la recevabilité du pourvoi, en précisant que l'admission peut être refusée si le pourvoi est "irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux".
2. Article L. 121-8 du code de l'urbanisme : Cet article concerne les conditions d'urbanisation et la continuité des constructions. La cour administrative d'appel a jugé que le terrain d'assiette du projet était en conformité avec ces dispositions, ce que le Conseil d'État a validé en considérant que l'argument de l'association ne remettait pas en cause cette interprétation.
En conclusion, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de l'association, considérant que les arguments avancés n'étaient pas suffisants pour remettre en question la décision de la cour administrative d'appel.