Résumé de la décision
M. B A a contesté la décision du 31 janvier 2019 de la directrice par intérim de l'école nationale supérieure d'architecture de Marseille (ENSAM), qui avait refusé de lui délivrer le diplôme sanctionnant le premier cycle des études d'architecture. Après le rejet de sa demande par le tribunal administratif de Marseille, la cour administrative d'appel de Marseille a également rejeté son appel. M. A a alors formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui a décidé de ne pas admettre ce pourvoi, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à permettre son admission.
Arguments pertinents
1. Méconnaissance de l'office de la cour : M. A a soutenu que la cour avait commis une erreur de droit en jugeant sans avoir accès au procès-verbal de la composition du jury, ce qui aurait pu établir une irrégularité. Le Conseil d'État a considéré que ce moyen n'était pas suffisant pour admettre le pourvoi.
2. Compétence du jury : M. A a contesté la décision de la cour qui affirmait que le jury était seul compétent pour attribuer les notes, écartant les modifications ultérieures par la direction. Le Conseil d'État a jugé que ce moyen n'était pas fondé.
3. Nature de la décision contestée : M. A a argué que la décision de la directrice était confirmative et qu'elle aurait dû saisir le jury pour une nouvelle délibération. Le Conseil d'État a estimé que ce point ne justifiait pas l'admission du pourvoi.
4. Droit à un procès équitable : M. A a également soulevé des questions concernant son droit à un procès équitable et à un traitement dans un délai raisonnable, ainsi que des allégations de discrimination en raison de son handicap. Le Conseil d'État a conclu que ces moyens n'étaient pas suffisants pour admettre le pourvoi.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article L. 822-1 : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission". Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour évaluer la recevabilité du pourvoi de M. A, concluant que les moyens soulevés n'étaient pas sérieux.
2. Droit à un procès équitable : Bien que M. A ait invoqué une violation de son droit à un procès équitable, le Conseil d'État a jugé que les éléments présentés ne démontraient pas une irrégularité substantielle dans la procédure.
3. Discrimination liée au handicap : M. A a fait valoir qu'il avait été victime de discrimination en raison de sa situation de handicap. Le Conseil d'État a considéré que ce moyen n'était pas suffisamment étayé pour justifier l'admission du pourvoi.
En somme, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. A, considérant que les arguments avancés ne permettaient pas de remettre en cause les décisions des juridictions inférieures.