Résumé de la décision
M. A B a contesté la décision de la ministre des armées qui avait rejeté sa demande de mise en congé du personnel navigant pour services aériens exceptionnels. Après un jugement défavorable du tribunal administratif de Versailles, la cour administrative d'appel a également rejeté son appel. M. B a alors formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui a décidé de ne pas l'admettre, considérant que le moyen invoqué n'était pas fondé.
Arguments pertinents
1. Erreur de droit : M. B a soutenu que la cour administrative d'appel avait commis une erreur de droit en considérant que la ministre des armées était en situation de compétence liée au moment de la décision sur son recours, en raison de son admission à la retraite. Il a argué que cela portait atteinte à son droit au recours effectif, garanti par les articles 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme.
2. Rejet du moyen : Le Conseil d'État a jugé que le moyen soulevé par M. B n'était pas fondé, affirmant que la cour administrative d'appel n'avait pas commis d'erreur de droit. Par conséquent, le pourvoi a été déclaré manifestement dépourvu de fondement.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 822-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission". Cela signifie que le Conseil d'État doit d'abord évaluer la recevabilité et le sérieux du pourvoi avant de l'examiner au fond.
2. Article R. 822-5 du code de justice administrative : Cet article précise que "lorsque le pourvoi est dirigé contre une décision rendue en appel, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre s'il est manifestement dépourvu de fondement". Le Conseil d'État a appliqué cette disposition pour conclure que le pourvoi de M. B ne présentait pas de fondement sérieux.
3. Droit au recours effectif : M. B a invoqué les articles 6 et 13 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, qui garantissent le droit à un procès équitable et le droit à un recours effectif. Cependant, le Conseil d'État a estimé que la décision de la cour administrative d'appel ne portait pas atteinte à ces droits, car elle avait correctement appliqué le droit en vigueur.
En conclusion, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. B, considérant qu'il n'était pas fondé et que les droits garantis par la Convention européenne n'avaient pas été violés.