Résumé de la décision
M. A B a saisi le Conseil d'État par une requête enregistrée le 22 mai 2023, demandant l'intervention de cette juridiction dans le litige qui l'oppose à Pôle emploi Centre-Val-de-Loire concernant un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi et une mise en demeure de remboursement. Le Conseil d'État a rejeté la requête, considérant que ce litige ne relevait pas de sa compétence, mais de celle des juridictions judiciaires.
Arguments pertinents
1. Incompétence de la juridiction administrative : Le Conseil d'État a statué que le litige relatif à une prestation d'assurance chômage ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a précisé que les questions concernant l'attribution, le calcul ou le versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi doivent être tranchées par les juridictions de l'ordre judiciaire.
2. Application de l'article R. 122-12 : En vertu de l'article R. 122-12 du code de justice administrative, le Conseil d'État a le pouvoir de rejeter les requêtes qui ne relèvent manifestement pas de sa compétence. Dans ce cas, la requête de M. B a été jugée comme étant portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article stipule que "le président de la section du contentieux, les présidents-adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'État [...] peuvent, par ordonnance : [...] 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative". Cette disposition confère au Conseil d'État le pouvoir de filtrer les requêtes qui ne sont pas de son ressort.
2. Code du travail - Articles L. 5312-1 et L. 5312-12 : Ces articles régissent les allocations d'aide au retour à l'emploi et précisent que les litiges relatifs à ces allocations doivent être examinés par les juridictions judiciaires. Le Conseil d'État a donc interprété ces dispositions comme une indication claire que les questions liées à l'indemnisation chômage ne relèvent pas de sa compétence.
En conclusion, la décision du Conseil d'État repose sur une interprétation stricte des compétences respectives des juridictions administratives et judiciaires, confirmant que les litiges relatifs aux allocations chômage doivent être portés devant les tribunaux judiciaires.