Résumé de la décision
La société par actions simplifiée (SAS) Arkéa Crédit-bail a saisi le tribunal administratif de Rennes pour contester le montant de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 et 2019. Elle a demandé, à titre principal, une réduction de ces cotisations en raison d'une substitution de méthode comptable pour la détermination de la valeur locative cadastrale, et, à titre subsidiaire, une réduction basée sur l'exclusion des immobilisations exonérées. Le tribunal a rejeté la demande, à l'exception d'un dégrèvement partiel. Arkéa Crédit-bail a ensuite formé un pourvoi devant le Conseil d'État, mais a finalement décidé de se désister de ce pourvoi. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société Arkéa Crédit-bail était pur et simple, ce qui est conforme aux dispositions de l'article R. 822-5 du code de justice administrative. Ce dernier stipule que "En cas de désistement avant l'admission du pourvoi, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance".
2. Absence d'opposition au désistement : Le Conseil d'État a noté qu'il n'existait aucune opposition à ce désistement, ce qui a permis de donner acte de celui-ci sans complications supplémentaires.
Interprétations et citations légales
- Code de justice administrative - Article R. 822-5 : Cet article précise les conditions dans lesquelles un désistement peut être pris en compte par le Conseil d'État. Il est essentiel de noter que le désistement doit intervenir avant l'admission du pourvoi pour être considéré comme valide. La décision souligne que "le désistement d'instance de la société Arkéa Crédit-bail est pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y a pas de conditions ou de réserves attachées à ce désistement.
- Code de justice administrative - Article R. 611-22 : Cet article évoque les situations dans lesquelles un requérant peut être réputé s'être désisté. Bien que cet article ne soit pas directement appliqué dans cette décision, il renforce l'idée que le désistement peut être reconnu même en l'absence d'une action explicite de la part du requérant, tant que les conditions légales sont respectées.
En conclusion, la décision du Conseil d'État de prendre acte du désistement de la SAS Arkéa Crédit-bail repose sur une interprétation claire des règles de procédure administrative, garantissant ainsi le respect des droits des parties en matière de désistement de pourvoi.