Résumé de la décision
Mme A B a déposé une requête au Conseil d'État le 3 août 2022, demandant la révision d'une ordonnance du juge des référés du Conseil d'État qui avait rejeté sa demande d'annulation d'une décision du tribunal administratif de Grenoble. Cette décision concernait le refus de l'Institut d'études politiques de Grenoble de lui délivrer un relevé de notes final et une attestation de réussite pour l'année universitaire 2019/2020, ainsi qu'une procédure disciplinaire engagée à son encontre. Le Conseil d'État a rejeté la requête de Mme B, considérant qu'elle n'avait pas régularisé sa demande en temps utile, ce qui la rendait irrecevable.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le Conseil d'État a souligné que la requête de Mme B, visant à obtenir une révision, devait être présentée par le ministère d'un avocat au Conseil d'État, conformément à l'article R. 834-3 du code de justice administrative. Le Conseil a noté que Mme B n'avait pas régularisé sa requête après avoir été invitée à le faire dans un délai de 21 jours.
2. Absence de régularisation : Le Conseil d'État a constaté que, malgré une invitation à régulariser sa requête notifiée le 26 septembre 2022, Mme B n'avait pas pris les mesures nécessaires pour se conformer à cette exigence. Par conséquent, la requête a été jugée non recevable.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 834-3 du code de justice administrative : Cet article stipule que "le recours en révision est présenté par le ministère d'un avocat au Conseil d'État". Cela souligne l'importance de la représentation légale dans les procédures de révision, ce qui est une condition préalable à la recevabilité de la requête.
2. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article permet au président de la section du contentieux de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Il précise que la juridiction n'est pas tenue d'inviter l'auteur à régulariser sa requête si celle-ci n'est pas conforme aux exigences légales. Dans le cas présent, le Conseil d'État a appliqué cette disposition en rejetant la requête de Mme B pour non-respect des conditions de régularisation.
En conclusion, la décision du Conseil d'État repose sur des exigences procédurales strictes, notamment la nécessité d'une représentation par un avocat pour les recours en révision, et sur le non-respect des délais impartis pour la régularisation de la requête.