Résumé de la décision
La société par actions simplifiée (SAS) Genedis a saisi le tribunal administratif de Toulouse pour contester les redevances d'occupation du domaine public qu'elle devait payer à la société d'économie mixte du marché gare d'intérêt national de Toulouse pour les années 2012 à 2017. Elle a demandé, à titre principal, une indemnisation de 682 350,13 euros et, à titre subsidiaire, 11 721,06 euros. Le tribunal a rejeté sa demande par un jugement du 12 novembre 2020, décision confirmée par la cour administrative d'appel de Toulouse le 7 mars 2023. Genedis a ensuite formé un pourvoi devant le Conseil d'État, mais a finalement décidé de se désister de son pourvoi, ce qui a conduit le Conseil d'État à donner acte de ce désistement.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société Genedis était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela est conforme à l'article R. 822-5 du code de justice administrative, qui stipule que le président de la chambre doit donner acte du désistement en cas de désistement avant l'admission du pourvoi.
2. Absence d'opposition : Le Conseil d'État a noté qu'il n'existait aucune objection à ce que le désistement soit accepté, ce qui a permis de clore l'affaire sans examen du fond.
Interprétations et citations légales
- Code de justice administrative - Article R. 822-5 : Cet article précise que "En cas de désistement avant l'admission du pourvoi, ou si le requérant est réputé s'être désisté en application de l'article R. 611-22, le président de la chambre donne acte du désistement par ordonnance." Cette disposition légale permet de formaliser le désistement et d'éviter une prolongation inutile de la procédure.
- Code de justice administrative - Article R. 611-22 : Bien que cet article ne soit pas directement cité dans la décision, il est pertinent de mentionner qu'il traite des cas où un requérant peut être réputé s'être désisté, renforçant ainsi la flexibilité du système judiciaire en matière de désistement.
En conclusion, la décision du Conseil d'État de donner acte du désistement de la société Genedis repose sur des dispositions claires du code de justice administrative, permettant ainsi de clore l'affaire sans examen du fond.