Résumé de la décision
Mme A B a saisi le tribunal administratif de Poitiers pour obtenir réparation d'un préjudice financier qu'elle estime avoir subi en raison de fautes commises par le centre hospitalier d'Angoulême lors de la prise en compte de son ancienneté à sa titularisation. Le tribunal a rejeté sa demande par un jugement du 13 mars 2023. Mme B a ensuite interjeté appel, mais la présidente de la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté cet appel par ordonnance du 24 mai 2023. Mme B a alors formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État, qui a décidé de ne pas l'admettre, considérant que le moyen invoqué n'était pas de nature à permettre l'admission du pourvoi.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité du pourvoi : Le Conseil d'État a jugé que le moyen soulevé par Mme B, qui invoquait une dénaturation des pièces du dossier et une erreur de droit, n'était pas suffisant pour justifier l'admission du pourvoi. En effet, le Conseil a précisé que "ce moyen n'est pas de nature à permettre l'admission du pourvoi", ce qui souligne l'absence de fondement sérieux dans l'argumentation de la requérante.
2. Dénaturation des pièces : Mme B soutenait que l'ordonnance de la cour administrative d'appel était entachée de dénaturation des pièces du dossier. Cependant, le Conseil d'État a considéré que cette allégation ne reposait pas sur des éléments probants suffisants pour remettre en cause la décision de la cour.
Interprétations et citations légales
1. Code de justice administrative - Article L. 822-1 : Cet article stipule que "le pourvoi en cassation devant le Conseil d'État fait l'objet d'une procédure préalable d'admission". Il précise que l'admission peut être refusée si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux. Cela établit le cadre dans lequel le Conseil d'État évalue la recevabilité des pourvois.
2. Code de justice administrative - Article R. 822-5 : Le quatrième alinéa de cet article permet au président de la chambre de décider par ordonnance de ne pas admettre un pourvoi s'il est "manifestement dépourvu de fondement". Cette disposition a été appliquée dans le cas présent, où le Conseil a jugé que le moyen soulevé par Mme B ne justifiait pas l'admission du pourvoi.
En conclusion, le Conseil d'État a confirmé que les arguments de Mme B ne suffisaient pas à remettre en question la décision de la cour administrative d'appel, et a ainsi rejeté son pourvoi.