Résumé de la décision
La société VETREF a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester sa radiation du tableau de l'ordre des vétérinaires par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires, décision prise le 8 juillet 2021. En plus de demander l'annulation de cette décision, VETREF a sollicité un sursis à statuer et la transmission d'une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interdiction pour certains opérateurs économiques de détenir des parts dans des établissements vétérinaires. Le Conseil national de l'ordre des vétérinaires a répondu par un mémoire en défense, demandant le rejet de la requête et la condamnation de VETREF à verser une somme au titre des frais de justice. Cependant, le 16 juillet 2024, VETREF a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a pris acte de ce désistement et a rejeté les demandes de frais du Conseil national de l'ordre des vétérinaires.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société VETREF était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela a conduit à l'acceptation de ce dernier sans opposition.
> "Le désistement de la société VETREF est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Frais de justice : Le Conseil d'État a également décidé qu'il n'était pas nécessaire de condamner VETREF à payer les frais demandés par le Conseil national de l'ordre des vétérinaires, en raison des circonstances de l'affaire.
> "Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société VETREF la somme que demande le Conseil national de l'ordre des vétérinaires."
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article stipule que le président de la section du contentieux peut donner acte des désistements. Cela souligne le droit des parties à se retirer d'une procédure sans que cela entraîne nécessairement des conséquences financières.
> "Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : 'Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements.'"
2. Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article permet au Conseil d'État de condamner une partie à verser des frais de justice à l'autre partie. Toutefois, le Conseil d'État a exercé son pouvoir discrétionnaire en rejetant la demande de frais dans cette affaire, ce qui montre que la décision de condamner ou non à des frais peut dépendre des circonstances spécifiques de chaque cas.
> "Les conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées."
En conclusion, cette décision illustre le droit des parties à se désister d'une procédure et la discrétion du juge administratif concernant l'imposition de frais de justice, en tenant compte des circonstances de l'affaire.