Résumé de la décision
La société Garbe-Follet a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester deux décisions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires : l'interdiction de présenter des observations orales (décision du 22 juin 2022) et la radiation du tableau de l'ordre (décision du 6 juillet 2022). En outre, la société a demandé à titre subsidiaire de surseoir à statuer et de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de certaines dispositions de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un nouveau mémoire, la société a finalement décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires concernant les frais de justice.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société Garbe-Follet était "pur et simple", ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à ce désistement. Cela est conforme à l'article R. 122-12 du code de justice administrative, qui permet au président de la section du contentieux de donner acte des désistements.
2. Frais de justice : Le Conseil d'État a décidé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit aux conclusions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires concernant la mise à charge de la société Garbe-Follet des frais de justice, en raison du désistement.
Interprétations et citations légales
- Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article stipule que "Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements". Cette disposition légale permet de formaliser le désistement d'une partie dans une procédure contentieuse.
- Article L. 761-1 du code de justice administrative : Cet article prévoit que "les frais exposés par une partie dans une instance administrative peuvent être mis à la charge de l'autre partie". Cependant, dans le cas présent, le Conseil d'État a jugé qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à la demande de mise à charge des frais, en raison du désistement de la société Garbe-Follet.
En conclusion, la décision du Conseil d'État illustre le droit au désistement dans le cadre des procédures administratives et souligne l'absence de conséquences financières pour la partie qui se désiste, conformément aux dispositions légales en vigueur.