Résumé de la décision
La société Vetiroise a introduit une requête devant le Conseil d'État pour contester deux décisions du Conseil national de l'ordre des vétérinaires : l'interdiction de présenter des observations orales et la radiation du tableau de l'ordre des vétérinaires. En outre, la société a demandé à titre subsidiaire de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne concernant l'interprétation de la directive n° 2006/123 relative aux services dans le marché intérieur. Cependant, par un mémoire enregistré le 20 juillet 2024, la société Vetiroise a décidé de se désister de sa requête. Le Conseil d'État a donné acte de ce désistement.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le Conseil d'État a constaté que le désistement de la société Vetiroise était pur et simple, ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à cette décision. L'article R. 122-12 du code de justice administrative permet au président de la section du contentieux de donner acte des désistements, ce qui a été appliqué dans ce cas.
> "Le désistement de la société Vetiroise est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte."
2. Absence de mémoire du défendeur : Le Conseil national de l'ordre des vétérinaires n'a pas produit de mémoire en réponse à la requête, ce qui pourrait indiquer une absence de contestation de la part de l'instance ordinale.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 122-12 du code de justice administrative : Cet article stipule que le président de la section du contentieux peut donner acte des désistements. Cela souligne le droit des parties à se retirer d'une procédure sans que cela n'entraîne de conséquences juridiques négatives, tant que le désistement est clair et sans ambiguïté.
> "Le président de la section du contentieux, [...] peut, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements."
2. Droit à un recours effectif : Bien que la décision ne traite pas directement des questions préjudicielles soulevées par la société Vetiroise, il est important de noter que le droit à un recours effectif est un principe fondamental du droit administratif. La possibilité de poser des questions préjudicielles à la Cour de justice de l'Union européenne est un mécanisme qui permet de clarifier l'application du droit de l'Union dans les États membres.
3. Directive n° 2006/123 : Les questions préjudicielles soulevées par la société concernent l'interprétation de cette directive, qui vise à faciliter la libre circulation des services au sein de l'Union européenne. Les dispositions de cette directive doivent être interprétées à la lumière des règles nationales qui régissent l'exercice de certaines professions, comme celle de vétérinaire, et leur compatibilité avec les exigences de contrôle et de régulation.
En conclusion, la décision du Conseil d'État de donner acte du désistement de la société Vetiroise est conforme aux dispositions légales en vigueur, et elle souligne le droit des parties à se retirer d'une procédure sans préjudice. Les questions soulevées par la société, bien qu'elles n'aient pas été examinées en raison du désistement, touchent des enjeux importants concernant l'interprétation du droit de l'Union européenne et son interaction avec le droit national.