Résumé de la décision
M. A a contesté une décision rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux le 27 janvier 2023, en demandant une opposition et la récusation de ce juge. Le 6 février 2023, le juge des référés a rejeté sa demande par une ordonnance. M. A a ensuite saisi la cour administrative d'appel de Bordeaux pour annuler cette ordonnance. Cependant, la cour a déterminé qu'elle n'était pas compétente pour connaître de cette affaire, qui devait être portée devant le Conseil d'État. En conséquence, le dossier a été transmis au Conseil d'État.
Arguments pertinents
1. Compétence du Conseil d'État : La cour a souligné que la requête de M. A, visant à annuler l'ordonnance du juge des référés, ne relevait pas de sa compétence, mais de celle du Conseil d'État. Cela est fondé sur l'article L. 523-1 du code de justice administrative, qui stipule que les décisions rendues en matière de référés sont en dernier ressort.
2. Transmission du dossier : En vertu de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, la cour a l'obligation de transmettre le dossier au Conseil d'État lorsqu'elle estime qu'une affaire relève de sa compétence. Cela a été appliqué dans le cas présent, justifiant la transmission de la requête.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 351-2 du code de justice administrative : Cet article précise que "lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'État, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'État qui poursuit l'instruction de l'affaire". Cela établit clairement le mécanisme de transmission des affaires entre les juridictions administratives.
2. Article L. 521-3 du code de justice administrative : Cet article permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence, sans qu'il soit nécessaire d'avoir une décision administrative préalable. Il est précisé que "les décisions rendues en application des articles L. 521-1, L. 521-3, L. 521-4 et L. 522-3 sont rendues en dernier ressort". Cela signifie que les décisions prises par le juge des référés ne peuvent pas être contestées devant une cour administrative d'appel, mais uniquement devant le Conseil d'État.
3. Article L. 523-1 du code de justice administrative : Cet article renforce l'idée que les décisions en matière de référés sont définitives et ne peuvent être contestées que devant le Conseil d'État, ce qui a été un point central dans la décision de la cour.
En conclusion, la cour administrative d'appel de Bordeaux a agi conformément aux dispositions légales en transmettant la requête de M. A au Conseil d'État, en raison de l'absence de compétence pour connaître de l'affaire.