Résumé de la décision
M. A B, ressortissant algérien, a contesté un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français. Sa demande a été rejetée par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour tardiveté. En appel, M. B a demandé l'annulation de cette ordonnance et l'examen de sa situation pour le renouvellement de son titre de séjour. La cour a confirmé le rejet de la requête, considérant que M. B ne contestait pas l'irrecevabilité fondée sur la tardiveté de sa demande.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la demande : La cour a souligné que M. B ne contestait pas l'irrecevabilité de sa demande, qui était fondée sur la tardiveté. Cela a conduit à la conclusion que la requête ne pouvait être que rejetée. La cour a précisé que "il n'appartient pas au juge d'appel de s'interroger d'office sur le bien-fondé de l'irrecevabilité opposée au requérant par le premier juge".
2. Application de l'article R. 222-1 : La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter des requêtes manifestement irrecevables. La cour a appliqué ce texte pour justifier le rejet de la requête de M. B.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que les présidents de tribunal administratif peuvent rejeter des requêtes manifestement irrecevables. En particulier, le 4° de cet article précise que cela s'applique lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter l'auteur à régulariser sa demande. La cour a appliqué cette disposition pour conclure que la demande de M. B était tardive et ne pouvait être régularisée.
2. Absence de contestation sur l'irrecevabilité : La cour a noté que M. B ne contestait pas l'irrecevabilité de sa demande, ce qui a renforcé la décision de rejet. Cela souligne l'importance de la diligence dans le respect des délais de recours, comme le stipule le code de justice administrative.
En conclusion, la décision de la cour s'appuie sur des principes clairs de droit administratif, en mettant en avant l'importance des délais de recours et la nécessité de contester les irrecevabilités pour pouvoir espérer un examen de fond.