Résumé de la décision
La Cour d'appel de Paris a rendu une ordonnance le 11 novembre 2022 concernant l'appel interjeté par M. [R] [W], un ressortissant algérien retenu au centre de rétention. L'appel visait à contester une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris, qui avait prolongé son maintien en rétention pour une durée maximale de 15 jours. La Cour a déclaré l'appel irrecevable, considérant qu'il ne contenait pas d'arguments sérieux et pertinents.
Arguments pertinents
La Cour a fondé sa décision sur plusieurs points juridiques :
1. Irrecevabilité de l'appel : Selon l'article R. 743-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'appel doit être motivé. La Cour a constaté que l'appel de M. [R] [W] était "dénué d'argument réel et sérieux", se limitant à une mention vague concernant un prétendu défaut de diligence.
2. Obstruction à l'éloignement : La Cour a noté que les conditions de l'article L. 742-5 du même code étaient remplies, car M. [R] [W] avait fait preuve d'obstruction répétée à son éloignement, notamment en changeant sa nationalité déclarée devant les autorités. Cela a été considéré comme un obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement.
Interprétations et citations légales
La décision s'appuie sur des interprétations précises des articles du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article R. 743-11 : Cet article stipule que l'appel doit être formé par une déclaration motivée. La Cour a souligné que l'absence d'arguments substantiels dans l'appel de M. [R] [W] le rendait manifestement irrecevable.
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 742-5 : Cet article permet de justifier le maintien en rétention en cas d'obstruction à l'éloignement. La Cour a constaté que M. [R] [W] avait effectivement obstrué son éloignement, ce qui a conduit à la conclusion que les conditions de cet article étaient remplies.
En conclusion, la Cour a jugé que l'appel de M. [R] [W] était irrecevable en raison de l'absence d'arguments valables et de l'obstruction à la mesure d'éloignement, conformément aux dispositions légales applicables.