Résumé de la décision
La Cour d'appel de Paris a rendu une ordonnance le 17 novembre 2022 concernant l'appel interjeté par M. [N] [O], un ressortissant marocain, contre une décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris. Ce dernier avait ordonné la prolongation de son maintien en rétention administrative pour une durée maximale de 15 jours. La Cour a déclaré l'appel irrecevable, considérant que les arguments présentés par l'appelant ne constituaient pas une critique valable de l'ordonnance attaquée.
Arguments pertinents
La Cour a fondé sa décision sur l'article L 743-23 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de rejeter un appel manifestement irrecevable sans convocation préalable des parties. Elle a noté que les allégations de maladie de l'intéressé n'étaient pas suffisamment étayées et étaient contredites par les éléments de la procédure. Par conséquent, ces allégations ne constituaient pas une motivation valable pour critiquer l'ordonnance du juge des libertés.
Citation pertinente : "Il se déduit de l'irrecevabilité du moyen que la déclaration d'appel est, elle-même, irrecevable."
Interprétations et citations légales
L'article L 743-23 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que les appels manifestement irrecevables peuvent être rejetés sans convocation des parties. Cette disposition vise à garantir une bonne administration de la justice en évitant des procédures inutiles lorsque les arguments présentés ne sont pas fondés.
Citation légale :
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L 743-23 : "En cas d'appel manifestement irrecevable, celui-ci peut être rejeté sans convocation préalable des parties."
La décision de la Cour souligne l'importance de la rigueur dans la présentation des arguments lors d'un appel, en insistant sur le fait que des allégations non étayées ne suffisent pas à remettre en question une décision de rétention. Cela reflète une interprétation stricte des conditions d'irrecevabilité, visant à éviter des abus de procédure dans le cadre des recours en matière de droit des étrangers.