Résumé de la décision
Dans cette affaire, la Cour de cassation est saisie du pourvoi enregistré sous le numéro Y 20-21.514, formé par Mme [U] contre l'arrêt rendu le 3 septembre 2020 par la cour d'appel de Versailles. Le pourvoi a été radié par ordonnance du 23 septembre 2021. La société Flo la Défense demande la constatation de la péremption de l'instance sur le fondement de l'article 1009-2 du Code de procédure civile, arguant que le délai de péremption a expiré sans qu'aucun acte d'exécution ne soit intervenu. La cour constate effectivement la péremption de l'instance, considérant que Mme [U] n'a pas démontré un commencement d'exécution ni justifié de ses facultés contributives.
Arguments pertinents
1. Radiation et péremption : L'ordonnance de radiation du pourvoi a été notifiée à Mme [U] le 13 octobre 2021, date à laquelle a commencé à courir le délai de péremption de deux ans. La société Flo la Défense soutient que ce délai a expiré le 13 octobre 2023 sans qu'aucun acte manifestant la volonté d'exécuter ait été réalisé.
> "Le délai de péremption court à compter de la notification de la décision ordonnant la radiation."
2. Impossibilité d'exécution : Mme [U] fait valoir sa situation financière précaire et l'impact de son impossibilité à payer sur son droit d'accès au juge de cassation. Toutefois, la cour considère que cette situation n'est pas suffisamment justifiée.
> "Mme [U] n'a pas procédé au moindre commencement d'exécution, sans pour autant justifier, de manière exhaustive, de ses facultés contributives."
Interprétations et citations légales
Dans cette décision, la cour s'appuie principalement sur le Code de procédure civile - Article 1009-2, qui stipule que :
> "Le délai de péremption court à compter de la notification de la décision ordonnant la radiation. Il est interrompu par un acte manifestant sans équivoque la volonté d'exécuter."
Les juges interprètent cet article de manière stricte, concluant que le délai de péremption de l'instance ouverte est jugé acquis en l'absence d'actes d'exécution. De plus, la cour souligne que la charge de la preuve incombe à Mme [U], qui doit démontrer non seulement son impossibilité d'exécuter, mais aussi ses efforts pour régulariser sa situation :
> "Sans qu'aucun acte manifestant sans équivoque sa volonté d'exécuter ne vienne interrompre le délai de la péremption..."
Cette interprétation stricte des articles de loi est conforme à la jurisprudence établie, qui souligne que l'accès au juge ne peut être illimité et que la diligence dans l'exécution est requise pour maintenir une instance.
En conclusion, la cour a procédé à une application rigoureuse des règles de péremption, rejetant la demande de Mme [U] et constatant la péremption de l'instance ouverte sous le numéro Y 20-21.514.