Résumé de la décision
La Cour de Cassation a été saisie d'un recours formé par Mme Isis X... visant à annuler la décision de l’assemblée générale des magistrats du siège de la cour d'appel de Paris, rendue le 13 novembre 2017, qui a rejeté sa demande d'inscription sur la liste des experts judiciaires dans les rubriques de psychologie de l'adulte, psychologie de l'enfant et profilage. La cour a confirmé le rejet en considérant que l’assemblée générale avait pris sa décision sur des motifs non entachés d'erreur manifeste d'appréciation concernant le dossier et l'expérience de la requérante.
Arguments pertinents
1. Dossier incomplet : L'assemblée générale a considéré que le dossier de Mme X... était incomplet, car l'attestation de son employeur ne permettait pas d’effectuer des expertises pendant le temps de travail, seulement l'utilisation des locaux. Ce point a été un motif décisif dans le rejet de la demande.
2. Insuffisance de l'expérience : La cour a aussi pris en compte que l'expérience professionnelle de Mme X..., bien qu’elle se défende d'avoir une formation et une pratique validées (avec de nombreux diplômes et expériences), était jugée comme insuffisante et limitée par rapport aux attentes pour devenir expert judiciaire.
La Cour de Cassation a noté que « c'est par des motifs exempts d'erreur manifeste d'appréciation » que l'assemblée générale a pris sa décision, rendant ainsi le recours inacceptable.
Interprétations et citations légales
La décision fait appel à des principes liés à l'appréciation des dossiers d'experts judiciaires, qui sont souvent soumis à un contrôle rigoureux par les instances judiciaires. Bien que la décision ne cite pas explicitement de textes législatifs, elle se fonde sur les notions générales de compétences professionnelles requises pour l'inscription sur la liste des experts judiciaires.
La prise en compte de l'expérience et de la compétence est souvent alignée avec des articles pertinents du Code de l'organisation judiciaire, notamment :
- Code de l'organisation judiciaire - Article L. 711-3 : celui-ci précise les conditions d'inscription sur la liste des experts judiciaires, évoquant la nécessité d'une expérience significative et d'une formation adaptée.
Cette décision souligne l'importance de la qualité des preuves d'expérience dans les demandes d'expertise judiciaire, traitant de l'appréciation souveraine des magistrats sur ces dossiers.