Résumé de la décision
Dans cette affaire, la Cour de cassation a annulé une ordonnance rendue par le juge de l'expropriation du tribunal de grande instance de Bordeaux le 20 mars 1963, qui prononçait l'expropriation de deux immeubles appartenant à demoiselle X au profit de la commune de Bordeaux pour cause d'utilité publique. La décision a été fondée sur un vice de forme, en raison de l'absence de la copie certifiée conforme de l'avis de la Commission de contrôle des opérations immobilières, qui est une exigence légale pour la validité du dossier d'expropriation.
Arguments pertinents
1. Exigence de l'avis de la Commission : Selon l'article 15 du décret du 20 novembre 1959, le dossier d'expropriation doit inclure la copie certifiée conforme de l'avis de la Commission de contrôle des opérations immobilières, sauf si le préfet atteste que cet avis n'est pas requis. La Cour a noté que l'ordonnance attaquée mentionne une attestation du préfet, mais ne contient pas l'avis requis.
2. Vice de forme : La Cour a conclu que l'absence de l'avis de la Commission dans le dossier constitue un vice de forme. En effet, l'article 18 du même décret stipule que cette copie ou attestation doit être annexée à la minute de l'ordonnance prononçant l'expropriation. La non-conformité à cette exigence a conduit à l'annulation de l'ordonnance.
Interprétations et citations légales
- Article 15 du décret du 20 novembre 1959 : Cet article impose que le dossier d'expropriation contienne la copie certifiée conforme de l'avis de la Commission de contrôle des opérations immobilières, sauf si le préfet atteste que cet avis n'est pas nécessaire. Cela souligne l'importance de la procédure et de la transparence dans les opérations d'expropriation.
- Article 18 du décret du 20 novembre 1959 : Il précise que la copie certifiée conforme ou l'attestation doit être annexée à la minute de l'ordonnance. Cette exigence vise à garantir que toutes les formalités légales sont respectées avant de procéder à une expropriation, afin de protéger les droits des propriétaires concernés.
La Cour a donc appliqué ces dispositions légales pour conclure que l'ordonnance attaquée était entachée d'un vice de forme, justifiant ainsi son annulation. Cette décision rappelle l'importance de suivre rigoureusement les procédures établies pour assurer la légalité des actes d'expropriation, protégeant ainsi les droits des individus face à l'autorité publique.