Résumé de la décision
Dans cette affaire, Mme Colette Y... et Mme Marie-Thérèse X..., employées par la société Création CDJ en tant que mécaniciennes en couture pour la fabrication de jouets, ont contesté leur rémunération, estimant qu'elle n'était pas conforme aux dispositions de la convention collective nationale applicable. Elles ont saisi le conseil de prud'hommes de Cergy-Pontoise, qui a rendu des jugements le 2 juin 1998 et le 2 avril 1998, déboutant les salariées de leurs demandes. Les salariées ont formé un pourvoi en cassation contre ces jugements. La Cour de Cassation a rejeté les pourvois, considérant que les griefs soulevés ne constituaient qu'une remise en cause des éléments de fait et de preuve déjà appréciés par le conseil de prud'hommes.
Arguments pertinents
La Cour de Cassation a fondé sa décision sur le fait que les pourvois des salariées ne contenaient que des griefs non fondés de violation de la loi, sans apporter d'éléments nouveaux. Elle a souligné que :
> "le moyen ne tend qu'à remettre en discussion, devant la Cour de Cassation, les éléments de fait et de preuve qui ont été souverainement appréciés par le conseil de prud'hommes."
Cela indique que la Cour de Cassation ne reconsidère pas les faits, mais se limite à vérifier la conformité des décisions des juridictions inférieures avec la loi.
Interprétations et citations légales
Dans cette affaire, la Cour de Cassation a appliqué le principe selon lequel elle ne peut pas réexaminer les faits et preuves d'une affaire déjà jugée par une juridiction inférieure, sauf en cas de violation manifeste de la loi. Ce principe est ancré dans le Code de procédure civile, qui stipule :
- Code de procédure civile - Article 624 : "La Cour de cassation ne connaît que des questions de droit."
Cette disposition souligne le rôle de la Cour de Cassation en tant que juge de droit, et non de fait. En l'espèce, les salariées n'ont pas démontré que le conseil de prud'hommes avait commis une erreur de droit dans l'application de la convention collective nationale, ce qui a conduit à la confirmation des jugements contestés.
La décision de la Cour de Cassation illustre ainsi la séparation des compétences entre les juridictions de fond et la Cour de Cassation, renforçant l'idée que la réévaluation des faits est hors de son champ d'action.