Résumé de la décision
M. Michel X... a été engagé par l'Association syndicale libre du Port Grimaud II en tant que marin embarqué. Après un second contrat en remplacement du capitaine du navire Titan, il a été débarqué, ce qui a conduit à une demande de conciliation et à plusieurs procédures judiciaires. La cour d'appel d'Aix-en-Provence a condamné l'employeur à verser à M. X... des sommes pour rappels de salaire et dommages-intérêts, mais M. X... a également saisi la juridiction prud'homale pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. La Cour de cassation, par un arrêt du 28 février 2001, a rejeté le pourvoi de M. X..., confirmant les décisions de la cour d'appel.
Arguments pertinents
1. Sur la qualification du contrat : M. X... contestait que son engagement du 9 juin 1990 ne lui conférait pas la qualité de capitaine de port. La cour d'appel a fondé sa décision sur une pièce parmi les éléments de preuve, estimant que les autres n'avaient pas de caractère probant. La Cour de cassation a confirmé cette approche, indiquant que "la cour d'appel en fondant sa décision sur l'une des pièces versées aux débats a implicitement mais nécessairement estimé que les autres éléments de preuve n'avaient aucun caractère probant".
2. Sur l'indemnisation pour licenciement sans cause réelle : M. X... a fait valoir que la cour d'appel ne pouvait pas déduire une indemnité de précarité déjà prise en compte dans une précédente décision. La Cour de cassation a précisé que la cour d'appel était tenue de statuer en droit et non en équité, et que M. X... n'avait pas formé de pourvoi contre l'arrêt antérieur, ce qui rendait ses arguments irrecevables.
3. Sur l'information relative à l'assistance lors de l'entretien préalable : M. X... a soutenu que la lettre de licenciement ne l'informait pas de son droit à être assisté. La Cour de cassation a jugé que ce moyen était nouveau et mélangé de fait et de droit, ce qui le rendait également irrecevable.
Interprétations et citations légales
- Article L. 122-14-4 du Code du travail : Cet article stipule que le salarié doit être informé dans la lettre de licenciement de la possibilité de se faire assister lors de l'entretien préalable. La cour a noté que M. X... n'avait pas soutenu ce point devant la cour d'appel, rendant le moyen irrecevable.
- Article 618 du nouveau Code de procédure civile : Cet article impose que le pourvoi soit dirigé contre toutes les décisions en cas de contrariété. La Cour de cassation a souligné que M. X... n'avait pas formé de pourvoi contre l'arrêt n° 1014, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de ses moyens.
En somme, la décision de la Cour de cassation repose sur une interprétation stricte des procédures et des droits des parties, en insistant sur la nécessité de respecter les voies de recours appropriées et les exigences de preuve dans le cadre des litiges liés au licenciement.