Résumé de la décision
M. B A a déposé une requête le 27 juin 2023 auprès du juge des référés pour demander la suspension de l'exécution d'une décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) qui a refusé de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. La présidente du tribunal a désigné Mme Galle pour statuer sur cette demande. Après examen, la requête a été jugée manifestement irrecevable en raison de l'absence de la décision attaquée, de l'absence d'une requête distincte à fin d'annulation, et du manque de justification de l'urgence. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La décision souligne que M. A n'a pas produit une copie de la décision attaquée, ce qui est requis par l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La décision précise : "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué".
2. Absence de requête distincte : Il est également noté que M. A n'a pas introduit de requête distincte à fin d'annulation de la décision dont il sollicite la suspension, ce qui est une exigence selon l'article R. 522-1 du même code.
3. Manque d'urgence : La décision conclut que la requête ne justifie pas de l'urgence de l'affaire, ce qui est un critère essentiel pour l'examen des demandes en référé, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que le juge des référés peut ordonner la suspension d'une décision administrative lorsque "l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision". Dans ce cas, le juge a constaté que M. A n'a pas démontré l'urgence de sa demande.
2. Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article impose que la requête soit accompagnée de l'acte attaqué, ce qui n'a pas été respecté par M. A. La décision souligne que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué".
3. Article R. 522-1 du code de justice administrative : Cet article précise que les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation. La décision indique que M. A n'a pas respecté cette exigence, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de sa demande.
En conclusion, la décision de rejet de la requête de M. A repose sur des manquements procéduraux clairs, notamment l'absence de documents requis et le non-respect des conditions de forme et de fond pour une demande en référé.