Résumé de la décision
Mme A B a contesté un avis de sommes à payer et une saisie administrative à tiers détenteur émis par le comptable public pour le recouvrement de frais de mise en fourrière d'un véhicule, s'élevant à 220,82 euros. La requête a été enregistrée au tribunal administratif de Montreuil, qui a ensuite transmis l'affaire au tribunal administratif d'Orléans. Par ordonnance du 13 juillet 2023, le président du tribunal a rejeté la requête de Mme B, considérant que le litige ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, mais plutôt de celle des juridictions judiciaires.
Arguments pertinents
1. Incompétence de la juridiction administrative : Le tribunal a statué que la mise en fourrière d'un véhicule, régie par le Code de la route, est une opération de police judiciaire. En conséquence, les litiges relatifs à cette opération doivent être portés devant les juridictions judiciaires. Le président a ainsi appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
2. Nature de la mise en fourrière : La décision souligne que la mise en fourrière est une mesure administrative qui s'inscrit dans le cadre de la police judiciaire, ce qui exclut la compétence des juridictions administratives pour traiter des litiges y afférents.
Interprétations et citations légales
- Code de justice administrative - Article R. 222-1 : Cet article stipule que les présidents de formation de jugement peuvent rejeter les requêtes qui ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Cela a été le fondement principal de la décision de rejet de la requête de Mme B.
- Code de la route - Articles L. 325-1 et suivants : Ces articles régissent les conditions de mise en fourrière des véhicules. Le tribunal a interprété que ces dispositions confèrent un caractère judiciaire à la mise en fourrière, ce qui implique que les contestations doivent être portées devant les juridictions judiciaires.
En conclusion, la décision du tribunal administratif d'Orléans repose sur une interprétation claire des compétences respectives des juridictions administratives et judiciaires, en se basant sur les textes législatifs pertinents qui régissent la mise en fourrière des véhicules.