Résumé de la décision
M. B A, ressortissant bangladais, a contesté un arrêté du préfet de police de Paris du 26 mai 2023, qui lui imposait de quitter le territoire français, refusait un délai de départ volontaire, fixait son pays de reconduction et lui interdisait le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa requête, considérant que l'arrêté était fondé sur des dispositions légales appropriées et que les arguments de M. A n'étaient pas suffisamment étayés.
Arguments pertinents
1. Absence de base légale : Le tribunal a d'abord écarté l'argument de M. A selon lequel l'arrêté était dénué de base légale. Il a constaté que l'arrêté était fondé sur le 1° de l'article L. 611-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui stipule que toute personne ne justifiant pas d'une entrée régulière sur le territoire peut être soumise à une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a affirmé : « C'est donc à bon droit que le préfet de police de Paris s'est fondé sur les dispositions précitées pour faire obligation au requérant de quitter le territoire français. »
2. Dépôt de demande d'asile : M. A a soutenu que la décision d'obligation de quitter le territoire faisait obstacle à sa demande d'asile, en raison de son retour en France dans le cadre d'une procédure Dublin. Cependant, le tribunal a noté que ce moyen n'était pas suffisamment précisé et que M. A n'avait pas produit d'éléments probants pour étayer ses allégations. Le tribunal a conclu que « le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. »
Interprétations et citations légales
1. Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - Article L. 611-1 : Cet article stipule que toute personne qui ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a appliqué cet article pour justifier la légalité de l'arrêté du préfet.
2. Absence de précisions dans les moyens : Le tribunal a souligné l'importance de la précision dans les moyens soulevés par le requérant. Il a noté que M. A n'avait pas fourni d'éléments concrets pour soutenir ses affirmations concernant la procédure Dublin, ce qui a conduit à l'irrecevabilité de son argumentation. Cela souligne l'exigence de rigueur dans la présentation des arguments juridiques.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise repose sur une interprétation stricte des dispositions légales relatives à l'entrée et au séjour des étrangers, tout en insistant sur la nécessité pour le requérant de fournir des preuves tangibles pour étayer ses revendications.