Résumé de la décision
M. C A B a déposé une requête le 14 février 2024 pour contester un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine, daté du 16 décembre 2023, qui lui imposait de quitter le territoire français sans délai, fixait son pays de destination et lui interdisait de revenir en France pendant un an. Le tribunal administratif a rejeté la requête en raison de son irrecevabilité, car elle a été enregistrée après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a constaté que la requête de M. A B a été déposée après le délai légal de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté. Selon l'article L. 614-6 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, "lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure." En conséquence, la requête était manifestement irrecevable.
2. Notification et délais de recours : L'arrêté a été notifié à M. A B le 16 décembre 2023 à 12h20, avec mention des voies et délais de recours. Le tribunal a souligné que le respect de ces délais est crucial pour la recevabilité des recours, ce qui n'a pas été respecté dans ce cas.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 614-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : Cet article stipule que "l'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision." Cela établit le droit de l'étranger à contester une telle décision, mais sous réserve de respecter les délais de recours.
2. Article L. 614-6 du même code : Cet article précise que "lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure." Cette disposition est essentielle pour déterminer la période dans laquelle un recours peut être introduit, et son non-respect entraîne l'irrecevabilité de la requête.
3. Article R. 222-1 du Code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser. Le tribunal a appliqué cette disposition pour justifier le rejet immédiat de la requête de M. A B.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur le non-respect des délais de recours prévus par la loi, ce qui a conduit à l'irrecevabilité manifeste de la requête.