Résumé de la décision
Mme A a demandé l'annulation de deux décisions de l'Agence de services et de paiement : la première, datée du 14 avril 2022, rejetant sa demande d'aide à l'acquisition d'un vélo peu polluant, et la seconde, du 6 mai 2022, rejetant son recours gracieux. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa requête, considérant que Mme A ne remplissait pas les conditions d'éligibilité à l'aide en raison du dépassement du plafond de revenu fiscal de référence par part et du non-respect du délai de demande.
Arguments pertinents
1. Délai de demande : Le tribunal a constaté que Mme A avait acquis son vélo le 1er juillet 2021, mais n'avait présenté sa demande d'aide que le 12 avril 2022, soit plus de six mois après la date de facturation. Le tribunal a souligné que "les demandes d'aides [...] sont formulées au plus tard dans les six mois suivant la date de facturation" (Code de l'énergie - Article D. 251-13).
2. Conditions de revenu : Le tribunal a également noté que Mme A était rattachée au foyer fiscal de ses parents, dont le revenu fiscal de référence était de 73 161 euros pour trois parts, ce qui donne un revenu fiscal de référence par part supérieur au plafond de 13 489 euros requis pour bénéficier de l'aide. Le tribunal a affirmé que "Mme A ne remplit pas les conditions permettant de bénéficier de l'aide en litige".
Interprétations et citations légales
1. Délai de demande : L'article D. 251-13 du Code de l'énergie stipule que "les demandes d'aides [...] sont formulées au plus tard dans les six mois suivant la date de facturation". Cette disposition a été interprétée de manière stricte par le tribunal, qui a rejeté les arguments de Mme A concernant la complexité des démarches dues à la pandémie, considérant que ces circonstances n'affectaient pas la légalité de la décision.
2. Conditions de revenu : L'article D. 251-2 du Code de l'énergie précise que l'aide est attribuée aux personnes dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 13 489 euros. Le tribunal a calculé le revenu fiscal de référence par part du foyer fiscal de Mme A, concluant qu'il était supérieur à ce plafond, ce qui l'excluait du bénéfice de l'aide. Le tribunal a ainsi appliqué les critères d'éligibilité de manière rigoureuse, soulignant que "Mme A ne remplit pas les conditions permettant de bénéficier de l'aide en litige".
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une application stricte des textes législatifs en matière d'éligibilité à l'aide, sans tenir compte des circonstances personnelles de la requérante.