Résumé de la décision
M. B A a contesté la décision du 23 octobre 2023 de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Allier, qui refusait de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal administratif a demandé à M. A de régulariser sa requête en fournissant la preuve qu'il avait exercé un recours administratif préalable obligatoire. N'ayant pas produit cette pièce dans le délai imparti, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée.
Arguments pertinents
1. Obligation de recours préalable : La décision souligne que, selon l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, toute contestation d'une décision relative à la carte mobilité inclusion doit être précédée d'un recours administratif préalable. Ce recours est une condition sine qua non pour saisir le juge administratif.
2. Irrecevabilité de la requête : En vertu de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal peut rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régularisation si la régularisation n'est pas effectuée dans le délai imparti. M. A n'ayant pas fourni la preuve de son recours préalable, sa requête a été jugée irrecevable.
Interprétations et citations légales
1. Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles : Cet article stipule que "le recours préalable obligatoire formé contre une décision relative à la carte 'mobilité inclusion' destinée aux personnes physiques est formé, par tout moyen lui conférant date certaine, devant le président du conseil départemental." Cela signifie que le recours doit être effectué avant toute action en justice, ce qui est une exigence stricte.
2. Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de tribunal administratif de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Il précise que "les présidents de tribunal administratif peuvent, par ordonnance : (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en sens." Cela souligne le pouvoir discrétionnaire du tribunal de ne pas prolonger le délai de régularisation si les conditions ne sont pas remplies.
En conclusion, la décision du tribunal administratif repose sur une interprétation stricte des exigences procédurales, affirmant que le respect des recours administratifs préalables est essentiel pour garantir l'accès à la justice dans les affaires relatives aux droits des personnes handicapées.