Résumé de la décision
La société Granulats Vicats a déposé une requête le 9 février 2024, demandant la suspension de l'exécution d'une décision du président de la chambre de commerce et d'industrie Métropole de Bourgogne (CCI-MB) qui a résilié une convention d'occupation temporaire du domaine public fluvial, conclue le 2 octobre 2017. Par un mémoire enregistré le 7 mars 2024, la société a décidé de se désister de sa requête. Le juge des référés, M. Boissy, a pris acte de ce désistement sans tenir d'audience, considérant qu'il était pur et simple.
Arguments pertinents
1. Droit au désistement : Le juge a reconnu que le désistement de la société Granulats Vicats était pur et simple, ce qui signifie qu'il n'y avait aucune condition ou réserve attachée à cette décision. Cela est conforme à la procédure prévue par le Code de justice administrative, qui permet au juge de donner acte d'un désistement sans audience lorsque celui-ci est clair.
2. Procédure de référé : Le juge a souligné que, lorsqu'une procédure de référé est engagée, il peut y avoir des cas où un désistement ou un événement rend la requête sans objet. Dans ce cas, il est de la compétence du juge de constater ce non-lieu. Cela montre l'importance de la flexibilité procédurale dans le cadre des référés.
Interprétations et citations légales
1. Article L. 521-1 du Code de justice administrative : Cet article permet de demander la suspension de l'exécution d'une décision administrative. La société Granulats Vicats a invoqué cet article pour justifier sa demande de suspension. Cependant, le désistement a rendu cette demande sans objet.
2. Article L. 522-1 et L. 522-3 du Code de justice administrative : Ces articles régissent la procédure de référé et les motifs de rejet d'une requête. Le juge a précisé que, dans le cas où il n'y a pas de motif de rejet, il doit poursuivre la procédure. Toutefois, en cas de désistement, il peut constater un non-lieu sans audience, ce qui a été appliqué dans cette décision.
3. Article L. 761-1 du Code de justice administrative : Cet article prévoit la possibilité de mettre à la charge d'une partie une somme au titre des frais exposés. Bien que la société Granulats Vicats ait demandé une somme de 2 500 euros, le désistement a rendu cette demande caduque.
En conclusion, la décision du juge des référés a été conforme aux dispositions légales en vigueur, respectant le droit au désistement et la procédure applicable en matière de référé.