Résumé de la décision
Mme C D a déposé une requête le 12 juillet 2024 pour contester la décision de la commission de l'académie de Dijon qui a rejeté sa demande d'autorisation d'instruction dans la famille pour son fils B A. Le greffe du tribunal a demandé à Mme D, par lettre du 17 juillet 2024, de régulariser sa requête en fournissant la copie intégrale de la décision attaquée. N'ayant pas produit cette copie dans le délai imparti de quinze jours, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance du 26 août 2024.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : La décision souligne que la requête de Mme D est irrecevable car elle n'a pas joint la copie intégrale de l'acte attaqué, ce qui est requis par la loi. L'article R. 412-1 du code de justice administrative stipule que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué".
2. Absence de régularisation : Malgré l'invitation à régulariser sa requête, Mme D n'a pas fourni la documentation demandée dans le délai imparti. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser si la régularisation n'est pas effectuée dans le délai imparti.
Interprétations et citations légales
- Article R. 412-1 du code de justice administrative : Cet article impose une obligation claire à l'auteur de la requête de fournir l'acte attaqué. L'absence de ce document constitue une cause d'irrecevabilité. La décision précise que "la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué".
- Article R. 222-1 du code de justice administrative : Cet article permet aux présidents de formation de jugement de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La décision indique que "les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti".
- Article R. 612-1 du code de justice administrative : Cet article stipule que la juridiction doit inviter à régulariser les conclusions entachées d'irrecevabilité, mais dans ce cas, la régularisation n'a pas eu lieu. La décision rappelle que "la demande de régularisation mentionne qu'à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti".
En conclusion, la décision repose sur une application stricte des règles de procédure administrative, soulignant l'importance de la régularité des actes dans le cadre des recours contentieux.