Résumé de la décision
M. B A a demandé l'annulation d'un arrêté préfectoral du 8 juillet 2023, lui imposant de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour pour deux ans. Sa requête a été enregistrée le 11 juillet 2023, soit après l'expiration du délai légal de quarante-huit heures pour contester cette obligation. Le tribunal a rejeté la requête pour irrecevabilité, considérant qu'elle avait été déposée hors délai.
Arguments pertinents
1. Irrecevabilité de la requête : Le tribunal a souligné que, selon l'article R. 776-2 du code de justice administrative, les requêtes contre une obligation de quitter le territoire français sans délai doivent être présentées dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté. En l'espèce, l'arrêté a été notifié le 8 juillet 2023 à 14 heures 05, et la requête a été enregistrée le 11 juillet 2023, ce qui constitue un dépassement du délai imparti.
2. Délai non prorogeable : Le tribunal a rappelé que le délai de quarante-huit heures est strict et ne peut être prorogé, conformément à l'article R. 776-5 du code de justice administrative. Cela signifie que toute requête déposée après ce délai est manifestement irrecevable.
Interprétations et citations légales
1. Délai de contestation : L'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que "lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure". Cette disposition établit clairement le cadre temporel dans lequel une contestation doit être faite.
2. Caractère non prorogeable du délai : L'article R. 776-5 du code de justice administrative précise que "les délais de quarante-huit heures mentionnés aux articles R. 776-2 (...) ne sont susceptibles d'aucune prorogation". Cette règle vise à garantir la rapidité des procédures en matière d'éloignement des étrangers, soulignant l'importance de respecter les délais fixés.
3. Délai de contestation : Le tribunal a également noté que le délai de quarante-huit heures "se décompte d'heure à heure et ne saurait recevoir aucune prorogation", ce qui renforce l'idée que la rigueur dans le respect des délais est essentielle dans ce type de procédure.
En conclusion, la décision du tribunal administratif de Grenoble repose sur une application stricte des délais légaux prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, confirmant ainsi l'irrecevabilité de la requête de M. B A.